« J’ai décidé d’engagé la dissolution des Soulèvements de la Terre », a Gérald Darmanin ce mardi 28 mars lors de la séance des questions au gouvernement.
Le ministre de l’Intérieur a souligné qu’il présenterait lors d’un prochain Conseil des ministres un décret de dissolution du groupement à l’issue de la procédure contradictoire.
Ce groupe, présenté comme appartenant à la mouvance de l’ultragauche par Gérald Darmanin, est l’un des trois organisateurs de la manifestation contre le projet de retenue d’eau de Sainte-Soline des 24 au 26 mars dans les Deux-Sèvres.
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Le groupement aurait à son actif « plusieurs envahissements d’entreprises, exactions fortes contre les forces de l’ordre, plusieurs destructions de biens, des centaines de gendarmes ou de policiers blessés, plusieurs appels à l’insurrection », a déclaré le ministre de l’Intérieur dans l’Hémicycle.
Un mouvement fondé par d’ex-Zadistes
Selon une note du ministère de l’Intérieur citée par l’AFP Soulèvements de la terre « incite et participe à la commission de sabotages et dégradations matérielles ». Créé en 2021 par des « membres de l’ultragauche issue de l’ex-ZAD de Notre-Dame-des-Landes », le groupement « a créé le concept de désarmement destiné à faire accepter la pratique de l’écosabotage » poursuit la note.
« On a vraiment affaire à une tentative de diversion par rapport aux violences policières » a réagi sur BFMTV, Basile Dutretre, porte-parole des Soulèvements de la Terre. Pour sa part Sandrine Rousseau député Nupes écrit sur twitter « « Soulèvement de la Terre » n’est pas une association, c’est un mouvement qui se lève, vous ne dissoudrez jamais une population debout ».
Dissolution de "Soulèvements de la Terre": "On a vraiment affaire à une tentative de diversion", dénonce le porte-parole du collectif pic.twitter.com/pPGK6kGojz