Le collectif écologiste Les Soulèvements de la Terre (SLT) a été dissous mercredi 21 juin en Conseil des ministres, annonce le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.
« Sous couvert de défendre la préservation de l'environnement », « Soulèvements de la Terre incite à la commission de sabotages et dégradations matérielles, y compris par la violence », justifie le gouvernement dans le décret de dissolution, en listant une série d'actions du collectif ayant entraîné des « destructions matérielles » et « des agressions physiques contre les forces de l'ordre ».
À la tête de la FNSEA, Arnaud Rousseau est colère, et s’exprime pour la première fois depuis les saccages des Soulèvements de la Terre près de Nantes. Aucune interpellation n'a eu lieu : il enjoint l'Etat d'agir. « L’impunité conduit à la guerre civile » https://t.co/ThxhM3UEq5…
La Confédération paysanne soutient Les Soulèvements de la Terre
Dans un communiqué, la Confédération paysanne a de son côté apporté son soutien au mouvement. « Le mouvement des Soulèvements de la Terre a contribué en l’espace de deux ans à visibiliser davantage la nécessité vitale de protéger la terre des activités humaines destructrices. Préserver le vivant et lutter contre l’agro-industrie sont des objectifs que nous partageons avec ce mouvement », écrit le syndicat agricole dans son communiqué.
« Dissolution ou non, les questions soulevées par les mouvements sociaux et écologiques ne disparaîtront pas par enchantement », poursuit la Confédération paysanne.
« Appel aux Soulèvements de la Terre - Ce qui repousse partout ne peut être dissous » réagit de son côté le mouvement activiste dans un communiqué se targuant d’avoir déjà établir un « réseau fort de 100 000 membres déclarés, engagés dans la vie publique, dans des collectifs et syndicats ».
Le mouvement appelait dès hier à des rassemblements devant les préfectures ce mercredi 21 juin et mercredi 28 juin alors que 18 personnes du mouvement ont été arrêtées hier dans plusieurs lieux différents, affirme SLT.