Baisse du pétrole : une économie de 8,5 Md€ pour les entreprises françaises

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Les avis des experts du secteur de l'énergie ne sont pas unanimes quant à l'évolution future du pétrole. En revanche, les bénéfices sur la compétitivité de l'Hexagone n'ont guère fait débat. « Si le baril se maintient aux alentours de 55 $, les entreprises françaises pourront réaliser une économie de 8,5 Md€ », lance Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), à l'occasion d'une table ronde sur les conséquences de la baisse du pétrole sur l'économie française, qui s'est déroulée le 25 mars à Paris. Et d'ajouter : « L'agriculture en bénéficiera, puisque sa consommation directe (véhicules agricoles) s'élève à 3,5 millions de tonne équivalent pétrole (Mtep), plus 5,7 Mtep indirectement (engrais, alimentation animale, etc.). »

La réunion de l'Opep en juin à suivre

Les experts estiment que la réunion de l'Opep en juin prochain sera déterminante quant à l'évolution future des cours. « Un retournement brutal de la situation actuelle est tout à fait plausible à l'issue de cette rencontre », estime Francis Duseux. L'expert explique que, si l'Arabie saoudite peut se permettre de vivre sur ces réserves pendant cinq ou six ans, et donc de vendre à bas prix, ce n'est pas le cas de la plupart des pays de l'Opep, tel que le Vénézuela, et encore moins des pays non adhérents. Un accord peut être trouvé pour réduire la production. Et la demande mondiale, aidée par la reprise de la croissance aux États-Unis, n'est pas à négliger. Enfin, nous ne sommes pas à l'abri d'une tension géopolitique majeure, en témoigne l'intervention de l'Arabie saoudite au Yémen, engendrant le récent rebond du brent.

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Philippe Weachter, directeur Recherche de la société de gestion d'actifs Natixis, ne partage pas cet avis. « L'Arabie saoudite en a assez d'être le régulateur du marché et souhaite conserver ses parts en vendant à bas prix. Les États-Unis ont des stocks pléthoriques. Et la Russie ne peut se permettre de réduire sa production, sous peine d'accentuer sa récession. » Début de réponse après juin 2015 ?

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