Avocat : malgré la sécheresse, le Maroc signe une campagne historique

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La consommation de l'avocat est en constante progression et de nouveaux acteurs en production se développent. Crédits : © Alessandra Ceja de Pixabay

L’Association marocaine de l’avocat fait état de chiffres record en production et en exportation. Un succès en phase avec les ambitions de la filière marocaine et qui repose sur 4 facteurs.

Après une clôture de campagne tardive cette fin avril, le Maroc signe une campagne 2024-2025 d’avocats record, tant en production qu’à l’export, après une saison précédente 2023-2024 déjà historique.

Malgré la sécheresse, la production cette campagne a atteint un niveau record de 130 000 tonnes d’avocat(contre 70 000 tonnes en 2023-2024), selon l’Association marocaine de l’avocat (MAVA). En outre, celle-ci estime les exportations à 100 000 tonnes, soit +67 % par rapport à 2023-2024 (60 000 tonnes).

« La campagne s’est très bien déroulée, avec des conditions climatiques favorables, de bons rendements et une excellente qualité », souligne Abdellah El Yamlahi, président de l’Association marocaine de l’avocat (MAVA), cité dans le quotidien marocain francophone Le Matin le 12 mai.

Le grand boom de la production et des exportations d'avocats marocains, avec un doublement des volumes entre les saisons 2022-2023 et 2024-2025, a néanmoins entraîné une baisse des prix, de l’ordre de -21 % sur un an selon Abdellah El Yamlahi. Avec une consommation mondiale de l’avocat en constante progression, les opérateurs marocains misent désormais sur la stabilisation des volumes et la valorisation des prix.

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Les 4 clés du succès de la filière marocaine de l’avocat

Pour l’Agence Ecofin, les clés du succès repose sur :

-l’extension des surfaces cultivées, qui ont triplé entre 2018 et 2023, selon la Rabobank ;

- des conditions climatiques favorables cette année  dans la région du Gharb (nord du pays, principale zone de production) ; 

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- un accès facilité au marché européen ; 

- et l’implication croissante des investisseurs privés.

 

Le Maroc, n°2 africain de l’avocat ?

« Le Maroc pourrait ainsi doubler l’Afrique du Sud et devenir n°2 africain, derrière le Kenya (135 000 t attendues en 2025), un tournant pour la position du Royaume sur la scène agricole continentale », estime l’Agence Ecofin.

Déjà l’année dernière l’Association marocaine de l’avocat affirmait que la croissance (+50 % en 2023-2024 comparé à2022-2023) était « conforme » à l’ambition de la filière marocaine, qui visait les « 100 000 tonnes exportées d’ici 2027 ».

Il semblerait que l’objectif ait été atteint avec deux ans d’avance. A voir si le pays réussira à maintenir cette dynamique, dans un contexte climatique et de disponibilité hydrique tendue.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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