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Les actus d’Ovilab Autoconsommer son énergie agrivoltaïque : un projet en cours à Ovilab

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Graphique : Les différentes étapes pour la mise en œuvre de l’autoconsommation d’énergie agrivoltaïque©enercoop.fr Crédits : © enercoop.fr
Le site de recherche agrivoltaïque en production ovine Ovilab envisage la possibilité de partager sa production électrique avec des consommateurs locaux. Crédits : © Ovilab

Ovilab, le site de recherche agrivoltaïque en production ovine, a désormais reçu les autorisations nécessaires à sa mise en place. La prochaine étape ? Peut-être un projet d’autoconsommation collective, qui permet de partager la production d’énergie photovoltaïque avec des consommateurs locaux.

L’autoconsommation collective (ACC) permet à un ou plusieurs producteurs d’énergie de partager la production avec plusieurs consommateurs, comme des collectivités, des particuliers ou des entreprises. Tous les dispositifs de production y sont éligibles : éoliennes, installations hydroélectriques… et panneaux solaires, bien sûr.

Un projet d’ACC est en consultation sur le site de recherche agrivoltaïque en production ovine Ovilab. L’occasion de détailler les fondamentaux de l’autoconsommation d’énergie photovoltaïque.

Un intérêt économique pour le consommateur

Ce dispositif implique des producteurs et des consommateurs, regroupés en personne morale organisatrice (PMO), ainsi qu’un gestionnaire de réseau. L’énergie produite est injectée dans le réseau public avant d’être répartie entre les consommateurs. Pour chaque consommateur, une partie de l’énergie consommée est fournie par l’ACC et l’autre partie par un contrat privé avec un fournisseur d’électricité.

L’ACC est une opportunité de réaliser des économies sur la facture d’énergie. Plus les consommateurs sont en mesure de basculer leurs consommations sur les périodes de production, comme en journée pour les panneaux solaires, plus les économies réalisées sont importantes.

Au-delà des avantages économiques, l’ACC est un moyen de fédérer des acteurs locaux autour d’un projet qui s’inscrit dans la transition énergétique. C’est aussi une alternative à l’autoconsommation individuelle, qui n’est pas toujours accessible à tous, que ce soit par manque d’espace, toiture inadaptée, barrières réglementaires, techniques, budgétaires…

Trois critères à respecter

Il existe trois critères pour permettre la mise en œuvre d’un projet d’ACC.

 

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  • Le premier critère est géographique. La distance maximale entre les participants au projet les plus éloignés est de deux kilomètres. Des dérogations existent pour augmenter cette distance à vingt kilomètres en zone rurale, comme pour Ovilab, et dix kilomètres en zone périurbaine.
  • Le deuxième critère est technique. Tous les participants à l’opération d’autoconsommation collective doivent être raccordés au réseau électrique, titulaires d’un contrat de fourniture d’énergie et équipés d’un compteur communiquant Linky.
  • Le troisième critère est un critère de puissance. La puissance maximale d’un projet d’autoconsommation collective ne peut pas dépasser cinq Mégawatts-crête. Avant de démarrer un projet, il est obligatoire de mener une étude de faisabilité, et d’estimer le besoin et l’ampleur des éventuels travaux pour le raccordement.

 

Fédérer localement producteurs et consommateurs

Le regroupement des consommateurs et producteurs en une PMO est obligatoire. Cette PMO peut prendre différentes formes juridiques, suivant les partenaires concernés. Sauf pour l’instruction de la demande de raccordement qui reste la responsabilité des producteurs, toutes les étapes du projet sont assurées par la PMO. C’est elle qui signe la convention d’autoconsommation avec le gestionnaire de réseau.

 

 

 

Cette convention définit les conditions de mise en œuvre de l’ACC et de répartition de la production entre les consommateurs. Les prix de l’énergie sont quant à eux négociés directement entre producteurs et consommateurs.

À savoir

Ovilab est la première plateforme de recherche agrivoltaïque en production ovine, issue d’une association entre Idele, le Ciirpo et Qair France. Située sur la ferme expérimentale du Mourier en Haute-Vienne, elle sera constituée d’un site de démonstration et d’un site expérimental, permettant d’illustrer et de tester une dizaine de technologies agrivoltaïques. L’objectif est de fournir des références sur l’impact des centrales agrivoltaïques sur le système d’exploitation et sur la production d’énergie, avec une mise en fonction progressive des sites entre 2026 et 2028.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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