La règle d’usage du terme « arôme naturel de » est désormais la même d’un bout à l’autre de l’Union européenne. Il faut qu’au moins 95 % de l’arôme en question provienne de la denrée citée. Une bonne nouvelle pour les consommateurs européens.
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Le 20 janvier est entré en application le nouveau règlement 1334/2008 publié le 31 décembre 2008 (remplaçant la directive européenne CE 88/388) sur les arômes alimentaires. Le point le plus remarquable est l’article 16 qui détaille les « exigences spécifiques liées à l’emploi du qualificatif naturel ». Ce dernier s’applique aux arômes ainsi qu’aux ingrédients aromatisants 100 % naturels. Pour faire référence à une denrée, une catégorie de denrées ou encore de matériaux sources, il faut que la partie aromatisante en provienne pour au moins 95 % (contre 90 % jusqu’alors). Les 5 % restants doivent appuyer la note indiquée, et non la dominer ni la reproduire. Cela n’est pas toujours simple et la société Aromatech, que nous avons contactée, recommande aux industriels de prendre conseil auprès de leurs fournisseurs d’arômes. Selon l’Ania (Association nationale des industries alimentaires), le nouveau texte privilégie la citation de la source. En effet, le terme « arôme naturel » sans aucune autre mention n’est plus utilisé que « si la partie aromatisante est issue de différents matériaux de base et si la référence aux matériaux de base ne reflète pas leur arôme ou leur goût ». Lorsque l’ingrédient indiqué est présent à moins de 95 % mais qu’il reste identifiable, il sera indiqué « arôme naturel de (…) avec autres arômes naturels ». Quand le goût ne ressort pas de façon évidente, l’Association européenne de l’arôme (Effa) recommande de s’en tenir à « arôme naturel ». Mais toutes les organisations européennes ne sont pas de cet avis.
Représentation graphique : la position de l’Ania est retenue
Néanmoins le règlement doit s’appliquer uniformément dans l’Union européenne. Auparavant, l’arôme naturel de fraise, par exemple, pouvait signifier des taux bien différents de fraise d’un pays à l’autre. En matière de représentation graphique sur les emballages, la DGCCRF* a reconnu la position de l’Ania qui est de réserver les figurations réalistes aux produits contenant matériellement ce produit, ou son arôme naturel quand on ne peut techniquement pas l’utiliser tel quel. C’est le cas de la vanille : la photo de gousse pourra illustrer un « arôme naturel de vanille ».
* direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes.