Un rapport de l’USDA sur les fruits à coque fait le point et donne notamment les prévisions de récolte pour cette campagne 2024-2025.
L’USDA, le département américain à l’agriculture, s’est récemment intéressé à la production d’amandes au sein de l’UE-27dans son rapport du 19 septembre sur les fruits à coque. Etant donné que les Etats-Unis sont le premier fournisseur de l’UE en fruits à coque, dont en amande (amandes de Californie en particulier), mais que la tendance au local progresse, ce n’est pas étonnant.
Principaux producteurs d'amandes (décortiquées) de l'UE
2022-2023
2023-2024
2024-2025 (estimations)
Espagne
79 879 tonnes
91 182 tonnes
110 242 tonnes
Italie
22 000 tonnes
21 800 tonnes
15 000 tonnes
Source : données européennes traitées par l’USDA
En Espagne, de nouveaux hectares irrigués entrent en production
L’Espagne est le plus grand producteur d’amandes au sein de l’UE.
Pour la campagne de commercialisation 2024-2025, les dernières prévisions officielles publiées par le ministère espagnol de l'Agriculture tablent sur 110 242 tonnes (décortiquées). L’organisme international Nut Production Board estime même que le résultat plus élevé de 125 000 tonnes pourrait être atteint. En effet, plus de 14 000 nouveaux hectares (irrigués et principalement situés dans les régions d'Estrémadure, de Castille-La Mancha et d'Andalousie) entrent en production.
Ces nouveaux hectares, ainsi que les pluies de printemps et l'absence de gel, ont permis ont partiellement atténué l'impact négatif de la sécheresse.
L'Italie est le deuxième producteur d'amandes de l'UE-27 après l'Espagne. La Sicile et les Pouilles représentent 97 % de la production italienne.
La production italienne d'amandes pour la campagne 2024-2025 devrait chuter de -31 % par rapport à la campagne précédente, principalement en raison de la grave sécheresse qui a touché la Sicile et les Pouilles. La qualité devrait être bonne.
Les surfaces consacrées aux amandes pour cette campagne sont estimées à la baisse, en raison des arrachages d’amandiers face à la sécheresse, dévastatrice. En outre, les producteurs italiens font face à des difficultés telles que des coûts de production élevés -les poussant parfois à laisser les fruits sur les arbres plutôt que de les récolter- et une forte concurrence de la Californie.
Et en France ?
Producteurs, transformateurs et investisseurs en France ont été nombreux à lancer ça et là des projets de relance de l’amande française. La filière française se structure.