Passée l’émotion suscitée par la vidéo de L214, des voix tentent de justifier la méthode des vaches dites « à hublot ». Sur Europe 1, Jean-Baptiste Coulon, président du centre INRA Auvergne-Rhône Alpes, a fait preuve de pédagogie. Connaitre le fonctionnement du tube digestif permet « de répondre à un certain nombre de questions ». Par exemple : l’optimisation de l’alimentation offerte au ruminant. « La France, avec l’INRA, a été pionnière dans ce domaine en proposant des normes utilisées maintenant en Europe et dans le monde ». L’INRA a également pu réduire les troubles liées à l’acidose. « Plus récemment, nous avons optimisé la qualité des produits ». Dernier point, les recherches actuelles ont pour but de « réduire les émissions de méthane ».
Le responsable de l'INRA a également répondu sur la question de la douleur de l’animal. « La vache ne doit pas avoir mal. Si les animaux souffraient, ils ne seraient pas dans les conditions normales d’un élevage. Et tous les résultats que nous obtiendrions seraient biaisées scientifiquement ».
Didier Guillaume regrette les intrusions dans les élevages
Sur BFM-TV, le ministre l’agriculture a également rappelé que cette pratique de fistule gastrique est « courante dans tous les pays du monde ». Didier Guillaume regrette les intrusions de L214, "ces images qui peuvent être aussi détournées et amener un peu de tension".