Aller au contenu principal

Volailles : Actualité agricole et agroalimentaire des filières poulets, poules pondeuses, canards, dindes, œufs, foie gras dédié

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Interview de Philippe Juven, président de l’interprofession des œufs CNPO
« Vers un modèle durablement économique »

Un an après le lancement du Contrat sociétal d’avenir (CSA), Philippe Juven fait le point sur les avancées, et notamment l’annonce d’un logo Œuf de France.

Philippe Juven. "Même si le volet financier du CSA n’avance pas au rythme souhaité, nous continuons d’avancer sur nos différents engagements."
© Adocom
Le CNPO a annoncé la création du logo Œuf de France. Quelle différence avec Pondu en France ?
Philippe Juven - "Le logo Œufs pondus en France est associé à une charte d’engagement lancée fin 2014 et dans laquelle tous les maillons de la filière œuf s’engageaient de façon volontaire au respect de normes sanitaires, environnementales et de bien-être animal. Avec le nouveau logo Œuf de France qui viendra le remplacer, nous allons plus loin dans la traçabilité et la transparence de nos produits. Les professionnels utilisateurs du logo seront soumis à un cahier des charges renforcé (adhésion des élevages à la charte sanitaire, origine France des poussins…), associé à un plan de contrôle. Ce dernier est en cours de validation au sein de l’Association des produits agricoles de France, à laquelle sera rattaché le logo comme c’est déjà le cas de Volaille de France. Nous espérons une mise en place sur les emballages courant 2018."
Quel est l’état d’avancement du volet financier du CSA ?
P. J. - "Atteindre l’objectif de 50 % d’œufs en production alternative d’ici cinq ans demande des investissements élevés que la filière ne pourra pas absorber seule. Les échanges avec les distributeurs se poursuivent via le médiateur des relations commerciales. Les discussions butent toujours sur le principe du fonds de financement et de sa compatibilité avec les règles de l’OMC. Même si le chemin est étroit, il existe une voie possible. Deux enseignes ont donné leur accord de principe mais d’autres partenaires restent à convaincre.
Dans le cadre des États généraux de l’alimentation et de l’atelier sur l’adaptation de la production agricole aux besoins des différents marchés, le CNPO a été invité à présenter la situation de la filière, le CSA et les difficultés rencontrées. Proactif pour faire face à l’adaptation de la demande, le projet CSA fait aujourd’hui référence au niveau des filières agricoles. On espère que cela va amener davantage de fluidité dans les échanges avec la distribution. Il s’agit aussi de trouver un accord sur l’évolution des modes de production. Faut-il ou pas développer un code ? Il devra faire consensus et être partagé par tout le monde, y compris les associations de consommateurs et de défense du bien-être animal."
Que pensez d’un code 2 +, avec volière et jardin d’hiver ?
P. J. - "Tout d’abord, il n’existe pas de code 2 au regard de la réglementation européenne basée sur les codes 0, 1, 2, 3. L’œuf de volière au sol coûte aujourd’hui 17 % plus cher qu’en cage. On peut craindre qu’à terme, le prix de l’œuf en code 2 devienne le prix de référence et soit vendu au prix de l’œuf en cage. Si l’on ajoute le surcoût d’un jardin d’hiver, l’éleveur ne s’y retrouvera pas, à moins qu’il soit payé plus cher et avec une garantie de reprise. Sur un marché européen concurrentiel, il nous faut aussi rester compétitifs. Le modèle d’élevage de demain doit être durablement économique."
Quelles ont été les autres avancées du CS A ?
P. J. - "Même si le volet financier n’avance pas au rythme souhaité, nous continuons d’avancer sur nos différents engagements comme le projet de recherche sur l’évolution des élevages arrivé dans sa deuxième phase ainsi que le déploiement d’une méthode d’évaluation du bien-être (appli Ebène sur smartphone). De même, l’outil de suivi de la production « passeport de la poule » est en phase de tests et sera opérationnel début 2018."
Le projet CSA fait aujour’hui référence
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.

Les plus lus

Vignette
Le modèle d’élevage bio s’est inspiré du label rouge fermier

La caractéristique de la production française des volailles bio, c’est qu’elle est majoritairement…

Vignette
Interview de Louis Schweitzer, président de la Fondation droit animal, éthique et sciences « Évoluer sur le bien-être pour éviter le rejet social »
En informant mieux le consommateur avec un étiquetage bien-être simple et quasi universel, l’ancien P.-D.G. de Renault veut faire…
Vignette
Nouvelle formation avicole en Bretagne

À partir du mois d’octobre, les chambres d’agriculture de Bretagne lancent une nouvelle formation

Vignette
Le distributeur spécialisé Biocoop joue la carte du commerce bio équitable
Revendiquant 12 à 14 % du marché de la distribution bio, le réseau Biocoop vise l’excellence de ses produits à travers une…
Vignette
La CIAB incite ses éleveurs à adapter leurs poulaillers
Pour coller à une demande qui évolue vite, la coopérative des aviculteurs du bocage vendéen a présenté ses actions pour…
Vignette
L’abattoir Bodin, un leader ancré sur ses valeurs
Leader historique des volailles bio, l’abattoir-transformateur vendéen s’adapte à l’évolution rapide du marché, tout en s’…
Publicité
Titre
abonnez-vous
Body
A partir de 8€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Aviculture
2 ans d'archives numériques
Articles en libre accès
Newsletter Filière Aviculture
Newsletter COT'Hedbo Aviculture (tendances et cotations de la semaine)