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Une stabulation rénovée en poulailler

Construisant un poulailler de 1700 m2 avec l’organisation Bellavol, Bruno Groussin a également décidé de transformer sa stabulation encore en cours de remboursement.

Avec 4860 m2 de surface d’élevage, dont 3000 m2 à neuf, à 43 ans Bruno Groussin a atteint son objectif de devenir uniquement un éleveur de dindes par passion et de poulets par nécessité. Installé en 1996 à Challans en Vendée sur la ferme familiale, il lui aura fallu attendre dix ans pour arrêter le quota laitier de 132 000 litres et vingt pour définitivement réformer le troupeau de 65 vaches allaitantes. En attendant, il louait un site de 3000 m2 pour compléter les trois anciens bâtiments (1860 m2) construits avant sa naissance. « Ce n’était pas une solution durable, compte tenu de leur âge et des huit kilomètres de distance à mon exploitation. Moi, j’aime passer régulièrement voir mes dindes. » Démarré en 2011, son projet s’est concrétisé l’an passé, le temps de se décider et de réaliser le dossier administratif. Bruno Groussin a opté pour un 1700 m2 à ventilation bilatérale de Tuffigo Rapidex. L’air entre par des trappes Kan’air ouvertes en décalé et est extrait des mêmes côtés par trois ventilateurs progressifs. Cette configuration est complétée d’une extraction en pignon par sept turbines et deux ventilateurs progressifs EC Blue de 21 600 m3/h à 35 Pa, utilisés notamment pour la transition entre extraction bilatérale et pignon. Le poulailler est équipé en radiants et canons Systel et en matériel Josse polyvalent dinde-poulet (quatre lignes de mangeoires et cinq de pipettes), auxquels s’ajoutent deux rampes de brumisation. L’éleveur a été séduit par la robustesse de ces mangeoires et leur facilité de lavage.

Un aménagement hors du commun

Le plus « interpellant » est sans conteste le second poulailler carré de 1300 m2 (36 m de côtés). « Pour cette stabulation, j’avais encore 110 00 euros à payer jusqu’en 2021. Je me suis dit que ça pouvait valoir le coup de la transformer. Et j’ai trouvé des professionnels capables de le ventiler sans faire de cheminée que je ne voulais pas. » Avec une toiture de pente à 23 % sans rupture et une hauteur latérale compatible, la structure initiale se prêtait bien à la transformation. Le sol a été remis à niveau ; des panneaux sandwich de 5 cm et l’isolant de 6 cm ont été posés comme dans du neuf ; les deux rangées de poteaux de soutien sont protégées par des dés en béton. La ventilation est aussi bilatérale, avec trois ventilateurs EC Blue progressifs (9000 m3/h) et trois turbines tout/rien (38 000 m3/h) par côté. Quatorze combinaisons de ventilation ont été programmées jusqu’à 282 000 m3/heure de renouvellement d’air. Trente-six trappes par côté admettent l’air. S’ajoutent sept lignes de mangeoires et neuf de pipettes, dont cinq en double configuration inversible (tétines d’un côté, godets de l’autre).

De bons résultats d’hiver

Les deux bâtiments ont démarré en septembre dernier avec du poulet dans le 1700 m2 et en novembre dans la stabulation avec du poulet puis de la dinde. Vingt-trois mille dindes (55 % de mâles) sont démarrées dans la stabulation puis transférées dans les anciens poulaillers, laissant 9800 animaux sur place. Bruno Groussin apprécie la qualité de l’ambiance de la stabulation. « La ventilation fonctionne bien. L’ambiance est bonne et le confort optimal, peut être en raison du grand volume. » Les investissements totaux se montent à 163 euros/m2 pour la stabulation et à 217 euros/m2 pour le 1700 m2, dont 19,9 euros/m2 de coûts annexes communs (frais de dossier, groupe électrogène, EDF). L’éleveur a reçu 20 euros/m2 dans le cadre des aides LDC amont. De plus, pendant cinq ans il percevra une prime sur le vif. La marge poussin aliment annoncée est de 9,2 euros/m2 en poulet standard de 1,9 kg (sans desserrage) pour les deux bâtiments. En dinde, elle est de 24,7 euros/m2 sur 3000 m2 (la stabulation et les vieux bâtiments). L’éleveur reste discret sur les premières performances individuelles des bâtiments neufs. Il attend de voir comment se passera l’été. Pour limiter le risque en zone centrale de l’ancienne stabulation, une ligne de brume a été ajoutée ainsi que quatre trappes à ouverture manuelle sur les deux pignons.

Bellavol recherche 25 000 m2 par an

L’organisation de production Bellavol, filiale de LDC Amont, rayonne surtout sur quatre départements (1). Elle travaille essentiellement pour le compte des abattoirs LDC des Pays de la Loire, de Bretagne (Procanar en canard) et d’Aquitaine (LDC à Bazas). Elle recherche des éleveurs polyvalents en poulets-dindes, des éleveurs de canards (en élevage de prêts à gaver notamment), et des éleveurs en Charente-Maritime pour alimenter Bazas. Elle accompagne les créations et rénovations financièrement (aide fixe et complément de prix). Chaque semaine en moyenne, elle met en place 475 000 poulets, 62 000 dindes, 57 000 canards Barbarie, 29 000 pintades chez plus de 300 éleveurs.

(1) Loire-Atlantique, Maine et Loire, Deux-Sèvres, Vendée.

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