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Une sécurisation du lot payante en poules plein air

Chez Jean-Louis Limousin, le renforcement de la vaccination associé à l’utilisation d’un probiotique et d’un antioxydant de Lallemand a contribué à limiter l’impact des passages viraux et à stabiliser l’état sanitaire du lot.

Jean-Louis Limousin, entouré de Sophie Amiaud (Cavac) et Dominique Baudry (Lallemand). "Toutes les précautions ont été prises pour améliorer la sécurisation sanitaire et digestive et créer un effet parapluie."
© A. Puybasset

Un lot qui démarre mal est dur à rattraper. » Jean-Louis Limousin en a fait l’amère expérience lors de son premier lot de poules pondeuses plein air. Après 30 années passées comme éleveur de volailles de chair puis comme chef d’élevage dans un site de poules en cages, il s’est de nouveau installé en 2014. À Vendrennes en Vendée, il a repris deux bâtiments de ponte de 15 000 places en partenariat avec la coopérative Cavac. Tout a commencé par « une erreur de jeunesse », en vient-il à plaisanter : un problème de management des poulettes à leur arrivée qui a occasionné de la ponte au sol et du stress. Nerveux et très sensible au picage, le lot a par la suite connu plusieurs épisodes de mortalité entraînés par un colibacille et des passages de bronchite infectieuse. Facteur aggravant, l’élevage se trouve dans une zone à forte densité, avec un parcours en bordure d’une route nationale sur laquelle circulent de nombreux camions de volailles, ce qui en fait un site à risque. Le taux de ponte a atteint 79 % au plus bas et un taux de perte de 18 %. « L’ajout du probiotique Bactocell de Lallemand Nutrition animale à partir du milieu du lot a permis de retrouver une litière sèche mais il est resté difficile à maîtriser, sensible au moindre changement. »

Miser sur la prévention tous azimuts

Sur la bande suivante, il a été décidé en concertation avec l’équipe technique et vétérinaire de la Cavac, de mettre en place un protocole vaccinal renforcé (vaccin collibacille, ajout d’une deuxième souche de vaccin BI avec un rappel toutes les huit semaines) associé à l’utilisation continue du Bactocell. « Incorporé dans l’aliment à 100 g/t, ce ferment lactique contribue à améliorer la qualité des fientes et la digestibilité des poules, rappelle Dominique Baudry, de Lallemand. Il permet également de baisser la pression bactérienne dans l’environnement (fientes, poussières). » En amont, une flore d’ensemencement (Manure Pro) avait été pulvérisée dans le bâtiment en fin de vide sanitaire. L’éleveur a également modifié sa conduite d’élevage à l’arrivée des poulettes pour éviter la ponte au sol (grillages, séparations pour guider les poules, déplacement d’une rampe de lumière..). Lors des suspicions de passage de virus BI ou lors de coups de chaleur, il a également administré l’antioxydant Mélofeed. Il a constaté des effets positifs sur la courbe de ponte, la coloration des coquilles, de la crête et sur la qualité du plumage. « Le goût sucré de la solution incite les poules à boire. Les coups de chaleur de l’été (jusqu’à 37 °C) se sont déroulés tranquillement. »

En phase avec la démarche de démédication

« Toutes les précautions ont été prises pour améliorer la sécurisation sanitaire et digestive et créer un effet parapluie », résume l’éleveur. Arrivé à 65 semaines d’âge, le lot montre de très bonnes performances qu’il justifie par l’ensemble des mesures propylactiques, techniques et l’ajout systématique du probiotique. La production atteint 287 œufs/poule pour une masse de 17,61 (440 g d’avance par rapport au standard de la souche) avec un taux de perte de 3,5 %, une ponte au sol de 0,5 % et un indice de conversion cumulé de 2,33 kg/kg. « Les frais de santé (probiotique Bactocell et antioxydant Melofeed compris) ont été réduits par deux, soit un différentiel de charge de 0,30 euro par poule par rapport à la bande précédente. Il n’y a eu aucun traitement antibiotique. » Un constat d’autant plus satisfaisant pour l’éleveur qui est dans une démarche de démédication. Celle-ci est appuyée par sa coopérative, qui s’est engagée dans une filière 100 % œufs plein air et bio et souhaite répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. « L’intérêt du Bactocell a été démontré dans plusieurs de nos élevages (meilleure réponse lors d’un passage viral avec une moindre baisse de ponte) », précise Sophie Amiaud, technicienne de la Cavac. « Depuis mai 2016, le probiotique est intégré dans toutes les formules d’aliment œufs plein air et biologiques de la Cavac. » La coopérative prend à sa charge plus de la moitié du coût du produit. « Il me coûte l’équivalent d’un œuf par poule, ce n’est rien au regard du gain de 29 œufs/poule par rapport au lot précédent. C’est une assurance risque », conclut l’éleveur.

En savoir plus

Melofeed est une source naturelle d’antioxydants, fabriquée à partir d’un concentré de jus de melon. Il contient deux enzymes primaires du système de défense antioxydant : superoxyde dismutase (SOD) et catalase. Elles favorisent la production endogène d’enzymes antioxydantes lors d’un stress oxydatif et réduisent le phénomène de malabsorption des nutriments induits.

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