Aller au contenu principal
Font Size

« Un étiquetage spécifique au bien-être animal est-il opportun ? »

Comment réagissent la filière volaille de chair et une association de consommateurs au lancement d’un nouvel étiquetage sur le bien-être animal du poulet par le distributeur Casino.

Jean-Michel Schaeffer, président de l’interprofession des volailles de chair (Anvol)

IMG_3612JPG.jpg

NON. La France se singularise par plusieurs modes de production qui bénéficient déjà d’un étiquetage précis (label rouge et bio pour les volailles plein air par exemple). Il serait plus intelligent de communiquer sur l’existant plutôt que de rajouter un étiquetage qui complique encore la compréhension et stigmatise certains modes de production. Il est beaucoup plus important de poursuivre le travail engagé sur l’amélioration du bien-être

dans les élevages. Des outils d’évaluation et de progrès existent, comme l’

Ebène, développée par l’Itavi en partenariat avec tous les acteurs de la filière, des scientifiques et des ONG. Utilisons ces outils pour faire progresser l’ensemble des éleveurs et expliquer concrètement les conditions d’élevage. N’oublions pas que nous devons offrir tous les types de volailles sous peine de voir se développer les importations.

 

Wendy Si Hassen, chargée de mission alimentation à l’association de consommateurs CLCV

20181220_144601jpg.jpg

OUI, MAIS. Cet étiquetage est révélateur d’une demande de certains consommateurs, au même titre que des informations sur la qualité nutritionnelle ou l’origine des produits. A priori, ce référentiel prometteur prend en compte de nombreux critères dont certains sont nouveaux. Il a l’avantage de donner une échelle de valeur pour permettre des comparaisons entre produits. Mais, c’est un étiquetage supplémentaire, avec le risque inhérent de confusion due à l’effervescence des labels publics et de logos privés que la CLCV souhaite voir limitée. Si cette attente du consommateur prend de l’ampleur, il faudrait que cette initiative privée soit reprise par un label officialisé, en concertation avec les parties prenantes (du producteur au consommateur). Et pourquoi ne pas réfléchir à des supports pertinents d’information complète (code QR par exemple) ? Le consommateur doit avoir le choix en toute transparence.

 

Anne-Laure de Goulaine, responsable RSE de LDC Amont

IMG_9296JPG.jpg

OUI et NON. Il existe en France une offre très diversifiée et c’est une chance. Il me semble fondamental de protéger cette diversité, tout en répondant à la demande de transparence du consommateur sur les modes d’élevage des animaux. Outre les signes officiels de qualité (label rouge, bio…) qui répondent aux attentes sociétales, notre démarche Nature d’Éleveurs consiste pour les volailles du quotidien à apporter plus d’espace, de la lumière naturelle, des perchoirs, des substrats à picorer… le tout contrôlé par des organismes indépendants. L’essentiel est de pouvoir valoriser tous les efforts qui sont faits en faveur du bien-être animal depuis toujours par la filière française, et que le consommateur puisse choisir facilement.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.

Les plus lus

Pendant la période dérogatoire du nouveau règlement bio, le parcours pourra faire au minimum 1 mètre de large, à condition que le bâtiment ait été certifié bio avant le 31 décembre 2020 © P. Le Douarin
L’Inao adopte en urgence des règles transitoires pour les poulettes bio
Pour continuer à produire des poulettes bio et bénéficier d’une dérogation européenne, les éleveurs de poulettes devront être…
Les canards Grimaud Frères sexés dans l’œuf dès 2021
Le sélectionneur Grimaud Frères a mis au point un procédé pour déterminer au stade embryonnaire le sexe des canards barbarie et…
Sur le modèle utilisé fin 2018 par Seleggt, les œufs contenant des mâles sont retirés par un bras automatique, après avoir subi le test de détection du sulfate d'œstrogène. © Seleggt
L’Itavi fait un état d’avancement des recherches sur l’ovosexage des poussins
Plusieurs solutions techniques de sexage de l’embryon de poulet in ovo sont en cours de développement dans le Monde, avec des…
 © P. Le Douarin
« Orvia commercialisera des canetons mulards ovosexés en 2021 »
Avec la finalisation du prototype de sexage in ovo de ses canetons, le président du groupe Orvia, Benoît Gourmaud, annonce une…
En développant la volaille traditionnelle chez les petits fermiers africains, comme ici en Éthiopie, l'objectif est d'apporter aux populations rurales une source de protéines et de revenu à travers les œufs et la viande.  © Hendrix Genetics
Sasso contribue au développement du poulet villageois en Afrique
Le sélectionneur de souches colorées Sasso est impliqué dans deux projets de développement de l’aviculture rurale africaine,…
Bernard Guignard a commencé à planter massivement en même temps  qu'il a fait construire. © L. Vuillen
Des poulets sous les cerisiers et les abricotiers
Dans la Drôme près de Romans sur Isère, Bernard Guignard a associé l’élevage des poulets label rouge de l’Ardèche avec la…
Publicité
Titre
abonnez-vous
Body
A partir de 8,50€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)