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Ska France lance son bâtiment clé en main

Spécialiste des élevages alternatifs, l’équipementier italien Ska fait aussi des bâtiments qu’il veut développer à l’étranger. Le quatrième bâtiment construit en France a été inauguré le 9 juillet.

Depuis son arrivée à la tête de l’entreprise familiale Ska, Dino Pozzato s’est donné comme objectif de développer fortement ses activités hors d’Italie, en surfant sur la vague porteuse de l’élevage alternatif. Ce marché n’est pas nouveau pour cet équipementier spécialisé en aviculture alternative depuis les années 80. En plus de l’équipement intérieur (alimentation, abreuvement, perchage, pondoir, volière), Ska propose désormais des bâtiments clés en main pour toutes les productions avicoles, comme il le fait déjà en Italie depuis plus de trente ans. Cette nouvelle stratégie s’est accompagnée d’investissements dans l’usine italienne pour en tripler la production. « L’autre caractéristique de Ska est d’être totalement autonome, souligne Philippe Andrault son distributeur exclusif en France. Ska est le seul équipementier à commercialiser une gamme complète de matériel intérieur dont il fabrique toutes les pièces. Il fournit même des concurrents », rappelle le partenaire français.

Un seul interlocuteur maîtrisant tout de A à Z

En France, Philippe Andrault s’y préparait depuis plusieurs années. « Comme beaucoup de constructeurs, Ska a été confronté à la qualité du montage de ses bâtiments par des sociétés de sous-traitance. Nous avons donc décidé de former notre propre équipe et de tout internaliser (charpente métallique, isolation, plomberie, électricité…). De plus, l’éleveur n’a qu’un seul interlocuteur. » Très sollicité par le montage de volières pour poulettes et pondeuses, Ska France a renforcé son équipe dans les différents corps de métiers. Tous ont été formés aux produits, de manière à offrir un service de qualité et limiter le service après-vente. « Nous établissons un devis très détaillé. Le premier plan est réalisé en France, puis le définitif est fait par le bureau d’études italien. » Les dimensions du bâtiment sont fonction des équipements nécessaires, de la réglementation et du respect du bien-être animal. « Nous fournissons aussi un dossier technique détaillé avec un échéancier des travaux. J’ai également un superviseur, c’est pourquoi nous ne voulons pas mener plus de deux chantiers en même temps. » Chez Éric et Marie Ange Auzanneau, dans les Deux-Sèvres, les cinq monteurs ont mis deux mois pour achever le bâtiment de 850 m2, à partir d’une dalle nue. Ce bâtiment de 6000 places de poules est le quatrième construit en pondeuses, après un en Seine-Maritime et deux dans la Marne.

Lire aussi : La famille Auzanneau se lance dans la vente directe d'oeufs

Quatrième bâtiment pour pondeuses

 

 
Un bâtiment vendu équipé et clés en mains à 274 000 euros pour 6 000 poules.
Un bâtiment vendu équipé et clés en mains à 274 000 euros pour 6 000 poules. © P. Le Douarin
Le bâtiment Ska à structure métallique avec panneaux isolés (4 cm) en tôle acier vernissée se distingue par sa ventilation statique traditionnelle, ayant deux types d’entrée d’air de chaque côté et l’extraction par le faîtage. L’air qui pénètre par les trappes basses traverse le bâtiment en séchant les fientes accumulées sous le caillebotis, d’où l’intérêt des parois latérales grillagées et non pleines.

 

 

 
Les ouvrants de couleur fumée sont actionnés par crémaillère.
Les ouvrants de couleur fumée sont actionnés par crémaillère. © P. Le Douarin
L’air pénètre également par le haut à travers une ouverture haute d’un mètre pour assurer un bon débit d’air. Actionné par une crémaillère, le volet translucide en polycarbonate fumé (clair à l’intérieur mais noir vu de l’extérieur) pivote par le haut. Il empêche la pénétration directe des rayons lumineux en l’absence de jupe. Son ouverture est coordonnée à celle du lanterneau s’ouvrant vers le haut et non en s’abaissant en ascenseur. « Aucune de ces deux ouvertures ne fait obstacle aux circuits d’air remarque Philippe Andrault. Et le lanterneau peut être actionné en mode manuel, indépendamment des volets d’entrée»

 

 

 
Le chapiteau pivote vers le haut pour s'ouvrir au lieu de descendre, sans obstacle à l'air sortant.
Le chapiteau pivote vers le haut pour s'ouvrir au lieu de descendre, sans obstacle à l'air sortant. © P. Le Douarin

 

L’éclairage par des lampes à leds Hato est une autre caractéristique à souligner. Chaque bâtiment fait l’objet d’une étude d’éclairage réalisée par le fournisseur néerlandais qui détermine quelle lampe mettre et combien sur chacune des deux lignes. Quelques lampes sont ajoutées au-dessus des pondoirs centraux pour attirer les poules lors du coucher.

 

 
Toutes les lignes de matériel sont relevables et motorisées.
Toutes les lignes de matériel sont relevables et motorisées. © P. Le Douarin
L’ensemble du matériel posé sur les deux caillebotis est entièrement relevable par des treuils motorisés. À noter également, que les poules devront d’abord se percher pour s’alimenter à la chaîne plate.

 

 

 
Les éleveurs préfèrent les chaînes plates aux assiettes. En revanche, les poules doivent se percher pour manger.
Les éleveurs préfèrent les chaînes plates aux assiettes. En revanche, les poules doivent se percher pour manger. © P. Le Douarin

Quelle que soit la région, ce modèle est commercialisé au même tarif. Fixé à 250 000 euros en 2020 (41,70 euros/poule logée), le coût a été révisé à 275 000 euros après la hausse des matières premières (45,80 euros/poule).

 

Lire aussi : Les volières Athéna pour poulettes font leur nid en Bretagne

 

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