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Santé animale : L’exposition des volailles aux antibiotiques a chuté de 12 % en 2022

Les ventes d’antibiotiques aux volailles réalisées en 2022 continuent leur baisse selon l’ Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), qui vient de publier son rapport annuel.

L'espèce dinde représenterait 23% du poids vif des volailles traitées avec des antimicrobiens, avec un niveau d'expoistion 1,6 fois plus élevé que l'espèce Gallus gallus (tous types de poulets et poules)
© P. Le Douarin

 

Avec 276 tonnes toutes espèces animales confondues, les ventes d’antibiotiques à usage vétérinaire ont chuté de 26 % en 2022, sous l’effet de l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation européenne. 

Lire aussi : Lutter contre l’antibiorésistance sans dégrader la santé et le bien-être animal

Appliqué depuis 2022, le règlement européen 2019/4 interdit les aliments médicamenteux contenant des antimicrobiens, en restreignant fortement les usages des antibiotiques en prévention comme en métaphylaxie (sur des animaux sains en contact d’animaux malades). Les ventes de prémélanges médicamenteux ont donc logiquement régressé de 82 % en un an. Et fait remarquable, cette interdiction ne s’est pas reportée vers d’autres formes pharmaceutiques. 

Quant aux volailles, les ventes atteignent 45,9  tonnes de ventes , en baisse de 23,5 % sur une seule année.

Des Aléas encore en baisse

Cette baisse de tonnage est à compléter par un indicateur d’exposition – l’Aléa (animal level of exposure to antimicrobials) -qui tient compte de la taille de la population et du niveau d’activité des molécules. 

En 2022, l’Aléa animal global recule de 9 % (à 0,290) et chute de 12 % pour la volaille (à 0,283).

Par rapport à 2011- année de lancement du premier plan Ecoantibio - le recul de l’exposition atteint -72 % en volailles, devant le porc (-67%) et loin devant les bovins (-23%), le plus mauvais élève étant les animaux de compagnie (-3 %).

En volailles, la population « poulet » (repro, chair, ponte) a représenté 65 % du poids vif traité et la population dinde 23%, selon les données des laboratoires pharmaceutiques déclarants. Les profils d’utilisation des antibiotiques sont similaires. 

En revanche, le niveau d’exposition des dindes est 1,6 fois plus élevé que celui du poulet.

Pour affiner ce suivi, l’Anses collecte conformément à la réglementation européenne des données d’utilisation réelle de tous les antimicrobiens depuis avril 2023. Plus précis que les ventes, il devrait fournir à l’avenir des informations sur l’usage réel des antibiotiques par type de production, dans le temps et même selon le territoire. 

Selon Franck Fourès, directeur de l’Agence nationale du médicament vétérinaire à l’Anses, il sera difficile de réduire encore fortement l’usage des antibiotiques. « On est sans doute arrivé à un palier de baisse. Les leviers d’action sont à chercher du côté de l’amélioration des conditions d’élevage et la manière d’élever. » Les objectifs européens de réduction des antibiotiques à l’échéance 2030 ont d’ores et déjà été atteints par l’élevage français, la France se situant plutôt parmi les bons élèves européens.

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