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Productrice de foie gras de canard, la Ferme de la patte d’oie a diversifié ses sources de revenu

Productrice de foie gras de canards dans le Gers, la famille Pérès n’a pas manqué d’idées de diversification en se tournant d’abord vers l’agrotourisme et plus récemment vers les énergies renouvelables.

<em class="placeholder">Un peu plus du quart du chiffre d’affaires est réalisé sur place.</em>
Un peu plus du quart du chiffre d’affaires est réalisé sur place.
© A. Dazet

En 1989, la Ferme de la patte d’oie a commencé par lancer une ferme-auberge, avec le réseau Bienvenue à la ferme. Elle était ouverte neuf mois par an, du mercredi au dimanche, mais l’astreinte était trop lourde.

Lire aussi : " Nous cherchons à maximiser la valorisation de notre canard à foie gras"

Désormais, il reste cinq chambres d’hôtes, ouvertes de février à septembre. Pour assurer cet accueil chronophage, cinq personnes se relaient une semaine chacun, à tour de rôle.
La ferme propose ponctuellement des soirées festives, en partenariat avec les viticulteurs du floc de Gascogne et d’armagnac.

En juillet et août, six jours par semaine elle organise aussi deux visites quotidiennes. Cette animation assure ainsi une affluence au magasin de la ferme, un renouvellement du fichier clients et contribue à l’image du canard gras.

Une méthanisation décevante

Depuis 2012, des bâtiments ont été équipés de 2 900 m² de panneaux photovoltaïques qui produisent 400 kWh, en vente totale. En 2023, d’autres panneaux produisent 575 kWh en partie autoconsommés, réduisant de 30 % la facture électrique globale. Les associés projettent aussi d’alimenter leur système d’irrigation avec les panneaux photovoltaïques.

Produire de l’électricité par méthanisation en cogénération est arrivé en 2021 sous la forme d’une SAS collective, avec cinq autres éleveurs de canards et bovins. L’unité a coûté 3 millions d’euros. Ils fournissent ensemble 19 tonnes par jour de fumier et lisier, complété par des déchets de la coopérative Gersycoop. Le biogaz produit 250 kWh d’électricité et de la chaleur pour les élevages, la cuisson du maïs de gavage, la conserverie et les eaux chaudes de lavage. Cependant, Philippe Pérès avoue qu’il est déçu par les résultats économiques. Les associés cherchent donc à passer de la cogénération à l'injection pout écraser leurs charges électriques multipliées par quatre (passées de 23 000 à 100 000 €). Malgré ces investissements, la dépendance énergétique reste un point faible.

Rédaction Réussir

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