Aller au contenu principal

Le système mobile Salmotruck décontamine les matières premières positives en salmonelles

Le système mobile Salmotruck permet de décontaminer des matières premières positives en salmonelles au pied des bateaux. Cet outil garantit un produit assaini aux fabricants de la nutrition animale.

Transportable de port en port, le container Salmotruck va permettre de décontaminer des matières premières qui auparavant étaient détruites ou bien « recyclées » dans ...
Transportable de port en port, le container Salmotruck va permettre de décontaminer des matières premières qui auparavant étaient détruites ou bien « recyclées » dans des filières moins sensibles aux risques des salmonelles.
© F. Jourdain

Dimensionné pour traiter 100 à 150 tonnes de matière première agricole à l’heure, tourteau notamment, le Salmotruck est le premier système mobile déployable à la demande, principalement sur les sites de stockage portuaire. Son concepteur Vitalac Biotech, en concertation avec le syndicat des importateurs (Synacomex), estime qu’il pourrait traiter annuellement « entre 150 000 et 200 000 tonnes de matières premières (tourteaux de soja, graines et bientôt céréales), en cas de présence avérée de salmonelles. »

Éviter le détournement vers d’autres filières

Jusqu’à présent, un lot contaminé était orienté vers des filières « non sensibles » (porcin principalement) ou détruit. Il n’était économiquement pas envisageable d’acheminer les matières premières contaminées vers les ports de Rotterdam (Pays Bas) et de Bilbao (Espagne) équipés d’installations fixes de décontamination. D’où l’idée d’une alternative française.

En 2019, Vitalac Biotech a mis en œuvre un premier système mobile dérivé d’un laminoir à grains, d’une capacité de 10 tonnes par heure. Il a fait la preuve du concept en décontaminant quinze lots (23 000 tonnes) en quatre ans. Parallèlement, un cahier des charges a été élaboré avec les importateurs, portant sur un protocole de prévention des contaminations croisées avec délimitation de zones propres et de zones sales, et la formation d’une équipe dédiée à la décontamination.

Le risque de salmonelle sur des lots de matières premières est particulièrement redouté par la filière volaille. Selon Vitalac, ce risque est modéré, mais réel (1 % des lots). « Il a fait l’objet de 42 alertes sur les 57 que nous avons eues à traiter depuis 2012 sur notre territoire d’intervention, de Saint-Malo à La Rochelle », chiffre Jennifer Dalibard, chargée de projets de l’association Qualimat. Et sur les 57 alertes, une quarantaine concernait les tourteaux de soja. Créée par les professionnels de l’alimentation animale, Qualimat est chargée de s’assurer de la qualité et de l’innocuité des matières premières.

Un procédé compact déplaçable

Le Salmotruck a été fabriqué dans les ateliers du chaudronnier industriel Castel de Landivisiau dans le Finistère. Le système de traitement est intégré dans un conteneur de 40 pieds (12 mètres par 2,20 mètres) facilitant son transport routier. Une fois installé, le conteneur est surmonté d’une trémie de 20 mètres cubes où sera versée la matière première contaminée. « Elle s’écoule sur un tapis vibrant, forme une couche de 4 centimètres d’épaisseur, transite par un laminoir qui casse les agglomérats de miettes », explique Julien le Calvez, directeur général du fabricant d’aliments Vitalac (Côtes d’Armor). La couche est ensuite séparée en deux dans sa largeur, remontée par le même tapis et projetée dans la chambre de sprayage (technologie Sertico) où des buses dispersent des acidifiants de bioprotection à base d’acide formique sur l’ensemble de la matière pour l’hygiéniser.

Rédaction Réussir

Les plus lus

<em class="placeholder">Pour les industriels brésiliens, le marché européen du poulet ne leur apporte plus que 4 % de leur chiffre d&#039;affaires à l’export.</em>
Le poulet brésilien veut doubler ses volumes exportés

Le ministère brésilien de l’Agriculture prévoit qu’à partir de 2035, l’industrie avicole écoulera sur le marché mondial…

<em class="placeholder">L’éleveur Gwénaël Carrée cultive l’autonomie : il sélectionne ses poulettes, fabrique l’aliment à la ferme et commercialise les œufs.</em>
« Pour être autonome, je vends mes œufs sur le marché libre et j’ai créé ma FAF en Côtes d’Armor »

Producteur d’œufs dans les Côtes d’Armor à La Motte, Gwénaël Carrée marie autonomie, rentabilité et accompagnement.…

Canicule en élevages de volailles : « l’âge des bâtiments et les systèmes de ventilation ont fait la différence sur la mortalité »

Après la canicule de fin juin qui a touché la France par des températures extrêmes, l’heure est au bilan pour les filières…

<em class="placeholder">Avec des élevages de 500000 poulets en moyenne (contre 22000 en France), les grands groupes tels que MHP bénéficient d’économies d’échelle colossales. </em>
L’Ukraine pourrait être le grenier avicole de l’Europe

La perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE soulève de nombreuses questions. Entre la déstabilisation du marché européen…

<em class="placeholder">Bruno Mousset, directeur général du pôle Amont de LDC.</em>
LDC veut créer 500 000 m² de bâtiment poulets d’ici 2028
Bruno Mousset, directeur Amont de LDC, est revenu sur la stratégie du groupe pour attirer des éleveurs de poulets, et de…
<em class="placeholder">Système HatchCare d&#039;alimentation précoce au couvoir</em>
Poulet de chair : une meilleure croissance grâce à l’alimentation précoce

Au couvoir ou en éclosion à la ferme, la pratique de l’alimentation précoce apporte des bénéfices non négligeables en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)