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Le séchage et la ventilation, premiers consommateurs d’électricité en bâtiments ponte

Un échantillon de huit élevages de poules pondeuses a été constitué pour évaluer l’impact de la production d’œufs sur le réseau de distribution d’électricité breton, en déficit structurel (1). Même si l’effectif est restreint et les consommations basées sur des simulations, cette étude réalisée pour le compte de l’Ademe Bretagne et pilotée par la chambre d’agriculture de Bretagne, fournit quelques éléments chiffrés intéressants. En été, lorsque les besoins de consommation sont les plus élevés, l’activité ponte bretonne représenterait 1,2 % de l’appel de puissance régional, c’est-à-dire relativement peu. La consommation moyenne des élevages suivis est de 4 kWh par poule pondeuse, sans véritable effet d’échelle selon la taille de l’élevage de 10 000 à 55 000 places. La facture moyenne est de 2600 euros par an hors taxes (HT) pour 10 000 poules, avec un prix moyen du kWh de 0,105 euro HT en tarif bleu et de 0,068 à 0,082 euro en tarif jaune EJP. « La ventilation et le séchage des fientes constituent de loin les premiers postes de consommation (62,5%) suivi de l’éclairage (17,5%) », a indiqué Christian Nicolas, de la chambre d’agriculture de Bretagne lors de la journée pondeuses organisée par l’Itavi. Il existe des disparités selon la technique de séchage des fientes, les tapis à l’intérieur du bâtiment étant plus consommateurs que les systèmes Seconov ou le tunnel. Plusieurs pistes d’amélioration visant à réduire les consommations ont été mises en avant : intervenir sur le mode de séchage des fientes pour diminuer le débit du renouvellement de l’air, utiliser des ventilateurs à haute performance ou à variation électronique de vitesse (EC), étudier le passage aux leds…

Maîtriser ses consommations d’énergie est d’autant plus important dans un contexte de hausse des prix (prévision d’inflation de 30% du tarif bleu entre 2012 et 2017). « Avec la fin des tarifs réglementés de vente de l’électricité (EJP) au 1er janvier 2016, il est essentiel de bien négocier son nouveau contrat auprès de son fournisseur d’électricité », a rappelé Michel Pédron de l’Ademe.

 

(1) Suivi réalisé dans le cadre du Pacte électrique breton.

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