Le canard Pékin aussi sensible que le poulet au stress thermique
Une récente étude de l’Itavi a évalué les seuils de tolérance thermique du canard Pékin et l’impact sur les performances techniques.
Une récente étude de l’Itavi a évalué les seuils de tolérance thermique du canard Pékin et l’impact sur les performances techniques.
Des travaux bibliographiques de l’Itavi, réalisés pour le projet Palmbeach financé par la région Nouvelle-Aquitaine et le Cifog, ont apporté des premiers repères sur l’impact du stress thermique en canard Pékin. Au travers de sept travaux de recherche ayant expérimenté des conditions d’ambiance contrôlées de température et d’humidité sur un total de dix-huit groupes d’animaux, les seuils de tolérance thermique du canard de Pékin sont apparus identiques au modèle du poulet de chair. L’index THI (Temperature Humidity Index) qui permet d’évaluer le niveau de risque pour les animaux est le même à deux points près pour des THI sévères et très sévères de plus de 73 et 79 respectivement. Pour le seuil du stress modéré, plusieurs résultats issus du terrain et de la bibliographie convergent vers une valeur de confort thermique autour de 16 °C, équivalente à un THI de 60 °F. Les résultats de ces études sur le Pékin ont pu être synthétisés en un modèle général de pertes de performances liées au stress thermique (voir tableau ci-contre). Pour la suite, l’idée est de poursuivre et de répliquer ce travail sur des données d’élevage d’autres productions de palmipèdes, barbarie et mulard, dont la conduite de l’ambiance dans le bâtiment est connue pour être bien différente des autres volailles.
Lire aussi : L'application Climatbat mesure le risque de stress thermique des volailles
Vers un indice THI pour les palmipèdes
Aujourd’hui, plusieurs applications gratuites comme Climatbat ou ThermoTool de CCPA permettent d’anticiper en temps réel le risque climatique via l’indicateur de THI, calculé en fonction des prévisions de température et d’humidité. Aujourd’hui, ces applications disposent d’échelles de sensibilité au THI spécifiques aux productions de Gallus (pondeuses, dindes et poulets de chair). L’objectif est qu’elles puissent aussi être utilisées en élevage de palmipèdes.
Louis Pimon pimont@itavi.asso.fr