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LDC veut créer 500 000 m² de bâtiment poulets d’ici 2028

Bruno Mousset, directeur Amont de LDC, est revenu sur la stratégie du groupe pour attirer des éleveurs de poulets, et de dindes également.

LDC a pour stratégie la construction de 500 000 m² de poulaillers à échéance 2028, en plus du renouvellement des exploitations. « Notre ambition est de suivre l’augmentation de la consommation. C’est notre enjeu », a indiqué Bruno Mousset, directeur général du pôle Amont chez LDC lors d’un séminaire technique organisé par Elanco. Il précise que cela ne comprend pas les surfaces de Huttepain Yer Breizh destinées à l’export, reprises en début d’année, et qui seront rapatriées sur le marché français. La stratégie qui consiste à « aller chercher 1,2 million de poulets supplémentaires par semaine » repose sur l’attractivité du métier. « Il y a un vrai enjeu à retrouver de l’attractivité. Il faut que l’on emmène les éleveurs avec nous. » Dans les OP internes du groupe (environ 50 % des volumes), cela correspond à une surface supplémentaire globale de 70 000 m² par an. « Nous sommes plutôt en retard, mais cela avance. Nous avons besoin de toutes les OP partenaires dans toutes les régions pour y parvenir. »

La revalorisation des éleveurs se poursuivrait en 2026

Dans la mise en route de cette stratégie, le montant de 90 millions d’euros sur un an déjà reversé à l’amont par le pôle volailles est une première étape. Ce sont six métiers qui ont été revalorisés par LDC. « Nous avons réparti la valeur entre l’éleveur de futurs reproducteurs, l’éleveur de reproducteurs, le couvoir, l’usine d’aliments, les organisations de production et enfin l’éleveur de chair », liste Bruno Mousset. Se basant sur les chiffres « des syndicats ou des organisations de production », le directeur annonce un objectif de 100 euros du m² annuel en marge poussin aliment. « Ce n’est pas ce qui reste à l’éleveur, mais c’est un indicateur. Il y a peu d’années, nous étions autour de 80 euros du m². » Or Bruno Mousset reconnaît que l’objectif n’est pas encore atteint à 100 %. « Mais on s’en approche. Notre cible reste bien celle-là : en 2026, il faudra arriver encore à revaloriser pour vraiment lancer cette dynamique de reconstruction et l’entretenir de façon durable. »

Relancer la production de dindes

Après le poulet, le groupe veut également pousser les spécialités, et en particulier la dinde. La concentration de l’abattage sur quatre sites (350 000 dindes abattues par semaine) et la fermeture de deux sites, s’inscrit dans une stratégie de gain de performance. « Cela fonctionne ! Nous avons retrouvé une dynamique sur la dinde qui est très encourageante et qui est pleine de promesses. C’est quasiment 10 % d’augmentation que l’on pourrait faire mais nous n’avons pas les éleveurs aujourd’hui en face », annonce Bruno Mousset. Il est vrai que la production est plus complexe par rapport au poulet. Quant à la rémunération des éleveurs de dinde, le directeur du pôle Amont le reconnaît, « il y a un petit peu de retard par rapport au poulet. Nous sommes en train de le combler avec des revalorisations qui ont été faites fin d’année 2025 et début d’année 2026 pour réaligner la rémunération des éleveurs de dinde au moins sur le poulet. Et écarter l’idée d’une moindre rémunération en dinde, ce qui n’est pas normal alors que l’on veut relancer la production. » D’autres éléments sont à retravailler selon le responsable : l’enlèvement (possible mécanisation) et la sécurisation du risque technique et économique. « Il faut arriver à sécuriser l’éleveur pour qu’il démarre son lot de dinde sans stress. »

Un nouvel abattoir au premier semestre 2028

LDC a repris l’abattoir finistérien France Poultry fin février 2026, spécialisé dans l’export de poulets vers le Moyen-Orient. La stratégie du leader de la volaille est de réorienter la production de France Poultry vers le marché français, avec la construction d’un nouvel abattoir à Châteaulin (29) qui verrait le jour au premier semestre 2028. Yer Breizh fournisseur de France Poultry, regroupant les activités amont, a été repris, baptisé Huttepain Yer Breizh.

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