La détergence est une étape cruciale pour abaisser la pression contre la coccidiose chez les volailles
L’étape de détergence puis la désinfection à base de phénols sont essentielles pour lutter contre la coccidiose en bâtiment volailles.
L’étape de détergence puis la désinfection à base de phénols sont essentielles pour lutter contre la coccidiose en bâtiment volailles.
« Le fait d’enlever la matière organique avec un détergent, cela représente 80 à 90 % de l’efficacité du nettoyage. On limite le développement du biofilm en l’évacuant avec l’eau. Cette étape importante est souvent celle qui est zappée », remarque Julien Quéreau de la société Geosane, spécialisée en produits d’hygiène. Après une étape de détrempage de la salle d’élevage afin de réhydrater les souillures (jet basse pression ou brumisation), vient l’étape de détergence-décapage qui « limite la pression des coccidies et optimise la désinfection », indique l’expert.
Entre 20 et 30 minutes de temps de contact
L’application de la mousse détergente au lance-mousse recouvre les surfaces et entre mieux et plus profondément dans les anfractuosités des surfaces à nettoyer que l’eau seule. Le temps de contact doit être compris entre 20 et 30 minutes. En dessous, le détergent n’aura pas assez de temps pour agir. Au-delà de 30 minutes, la matière organique se fige à nouveau pouvant rendre le travail de rinçage plus difficile. L’objectif est de procéder zone par zone en séparant le bâtiment en 4 ou 5 blocs. « C’est long mais cela optimise l’étape de lavage derrière. Surtout, si l’éleveur fait son lavage lui-même », note Julien Quéreau. La mousse obtenue doit accrocher les supports.
Deux désinfections, c’est mieux
Ensuite, pour lutter contre les coccidies, il vaut mieux choisir un désinfectant de la classe des phénols. « C’est la seule famille de molécules avec une homologation coccidiocide. » De plus, cette famille de molécules (chloro-métha-crésol) conserve une efficacité même en présence de matières organiques et est efficace sur les coccidies mais aussi les salmonelles. Pour l’expert, il est important de varier les molécules pour éviter le phénomène de résistance et de modifier le type des molécules, les ammonium quaternaire et les glutaraldéhyde (TH5, Virucid, Aseptol HP…) étant couramment utilisés.
Enfin, il conseille deux désinfections. Pour éviter la recontamination, la première sera réalisée les portes du bâtiment fermées et si possible, en actionnant le chauffage ce qui optimise l’action du désinfectant. Enfin, la préparation du bâtiment (paillage, matériel rapporté) recontamine la salle d’élevage. C’est pourquoi l’expert préconise une ultime désinfection, soit par fumigation, soit par thermonébulisation. « Là on revient à une pression en germes moindre à l’intérieur du bâtiment », indique-t-il. Les sols et les abords ne sont pas à oublier pour autant.
Calculer la bonne dose de détergent
- Connaître la quantité de détergent à appliquer :
Quantité de détergent en L = surface développée en m² (surface au sol x 3 (sol béton) ou par 2,5 (terre battue) x 0,2 litre d’eau par m² x 2 % de détergent = 6 litres (sol béton) et 5 litres (terre battue) pour 1000 m²
2. Calculer du dosage pour le lance-mousse :
% de produit à ajouter dans le réservoir = (débit pompe HP/min) x (2 % détergent) / (débit lance mousse par minute)