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Influenza aviaire: Les parties-prenantes signent, mais certaines avec réserve

Tous les syndicats et interprofessions avicoles ont signé le document cadre qui vise à éviter une épizootie d’influenza aviaire et au pire à mieux la gérer. En revanche, certains syndicats émettent des réserves.

Les mesures d'adaptation lors de mise à l'abri sont jugées trop sévères ou trop laxistes selon les syndicats agricoles
© P. Le Douarin

L'ensemble des parties prenantes a signé la feuille de route proposée par le ministère de l'Agriculture le 8 juillet : interprofessions avicoles (Cifog, Anvol, CNPO, Interprochasse), syndicats (CFA, JA, FNSEA, Coordination rurale, Confédération paysanne, Modef, APCA) et collectivités territoriales (Région Nouvelle Aquitaine et département des Landes).

 

En revanche, les syndicats ont émis des réserves plus ou moins fortes portant essentiellement sur les adaptations accompagnant la mise à l’abri obligatoire.

 

Pour le syndicalisme majoritaire (FNSEA, CFA, JA, FN Foie gras), les modalités de mise à l’abri sont très détaillées mais on laisse d’utiliser des filets en élevage autarcique ou en circuit court pour moins de 1500 animaux. « Les expériences passées concernant la mise à l’abri sous filet ne sont pas concluantes et nous ne souhaitons pas pousser les éleveurs à de telles pratiques. »

Lire aussi : Quelle est la nouvelle feuille de route pour l'influenza aviaire

Du côté du syndicalisme minoritaire la Conf' et le Modef ont signé afin de « rester autour de la table des négociations pour défendre avec force et virulence l’élevage plein-air». En revanche elles "émettent une série de réserves", qui ont été jointes au document officiel de neuf pages signé par les parties prenantes. Leur demande porte sur quatre points :

Un : Reconnaitre la responsabilité de la densité et des transports dans la diffusion du virus et agir fortement sur ces facteurs.  par exemple baisse d’au moins 10% des mises en place par toutes les organisations de production, ou baisse des transports en période à risque

Deux : Remplacer la dérogation par une adaptation de la biosécurité au risque de chaque exploitation avec une obligation de résultats et une mise à disposition de moyens de mise à pour mettre à l'abri ;

Trois : Réviser les modalités inadaptées de mise à l’abri :

o   En volailles,  claustrer au maximum 6 semaines en période à risque dans les petites exploitations et réduire le parcours en fonction des besoins physiologiques des volailles (pas deux volailles au m2) ;

o   En canards Pag autarcique, circuit-court et label rouge, poules pondeuses, volailles de chair, reconnaitre d'autres alternatives en plus du filet (agroforesterie, cultures protectrices, effaroucheurs) ;

o   modalités de protection de l'alimentation et d'abreuvement adaptées en fonction de l'analyse de risque ;

Quatre : Supprimer les indemnisations s'il est avéré que la non-conformité a entrainé l'émergence d'un ou plusieurs foyers ;

Cinq : Audits de biosécurité à réaliser par des intervenants connaissant les petits élevages de volailles traditionnels et sans impacts financiers.

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