Le ministère de l’Agriculture a annoncé, dans un communiqué du 16 décembre, plusieurs « adaptations des modalités de mise à l’abri » pour les volailles plein air en contexte d’influenza aviaire. Concernant les palmipèdes, « aucune donnée scientifique ne permet de reconsidérer les mesures de mise à labri de l’arrêté du 29 septembre 2019. »
Cette décision fait suite à un avis de l’Anses, commandé par le ministère de l’agriculture fin août et daté du 5 décembre, le temps pour les experts d’auditer les organisations syndicales et professionnelles et d’analyser le contexte sanitaire, ainsi que les données scientifiques.
« La mise sous parcours réduits pour les Gallus, pintades et dindes sera désormais autorisée pendant la période la plus à risque (15 novembre au 15 mars) », sous réserve d’un « audit de biosécurité favorable ». Cette possibilité était jusque-là conditionnée à des problèmes de bien-être animal, attestés par une visite vétérinaire.
Deuxième nouveauté, « les surfaces des parcours réduits pourront être réévaluées. » Alors que la règle est aujourd’hui de 500 m2 pour 1000 volailles, l’Anses recommande de définir une surface maximale en fonction de la distance du bâtiment à la fin du parcours (20 à 30 m maximum). Les parcours réduits doivent être situés à au moins 500 m d’un plan d’eau.
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Comme demandé par le Synalaf (syndicat des volailles label), le ministère abaisse à huit semaines (au lieu de dix) l’âge minimal de sortie des poulets de chair sur parcours réduits « durant la période estivale (15 mai au 15 septembre) » pour mieux préserver la santé et le bien être des volailles.
Ces mesures seront précisées par voie d’arrêté dans les jours à venir.
Ce qui ne change pas :
Les règles de mise à l’abri des palmipèdes ;
Les poules pondeuses ne sont pas autorisées à sortir sur parcours réduit à l’âge de 25 semaines en dehors des motifs actuels ;
Les volailles galliformes élevées en ZRP continueront d’être mises à l’abri dès le niveau de risque passe en « modéré ».
De plus, « une enquête épidémiologique sera lancée pour caractériser le rôle des élevages de volailles plein air dans la dynamique de circulation de l’influenza aviaire. » Le ministère annonce aussi pour 2023 des expérimentations sur de nouvelles méthodes d’évaluation et de gestion du risque influenza à l’échelle d’un élevage.