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"En poulet lourd sexé, je travaille la litière de sept à dix-sept jours"

Eleveur de poulet lourd en Ille et Vilaine, Guillaume d'Hueppe a équipé chacun de ses bâtiment d'un petit scarificateur électrique pour travailler la litière.

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Chaque poulailler est équipé d'un petit scarificateur électrique pour aérer la litière.
© A. Puybasset

Installé à Guignen en Ille-et-Vilaine, Guillaume d’Hueppe a repris un élevage de volailles reproductrices pour le transformer en production de chair. L’ensemble de trois bâtiments répartis sur deux sites a été entièrement rénové, soit 3 600 m2  en poulet lourd sexé. L'éleveur démarre ses poussins sur une litière de copeaux de bois de 3 à 4 cm d’épaisseur. Il ne fait aucun rajout en cours de lot (biosécurité) mais travaille la litière quotidiennement entre sept et dix-sept jours d’âge pour éviter la formation d’une croûte. 

Lire aussi : « Je m’installe en poulet lourd avec un site rénové et performant à 280 euros le mètre carré »

« Au-delà, les coussinets sont faits. En pratiquant ainsi, les taux de pododermatites sont toujours en dessous du seuil de 15 %. » Pour mécaniser cette tâche, il a équipé chaque bâtiment d’un petit scarificateur sur batterie, léger et maniable. Cela lui prend au quotidien une heure par bâtiment sur cette phase de dix jours (pas de passage les week-ends). L’éleveur est aussi très attentif au réglage des pipettes pour éviter le gaspillage d’eau et ventile (et chauffe) beaucoup. « La main-d’œuvre étant le facteur limitant, je joue sur la gestion de l’ambiance pour assurer des litières sèches et maîtriser l’indice de consommation, même si cela a une incidence sur les consommations en gaz. »

Lire aussi : Quel niveau de primes pododermatites en poulet lourd en 2023?

Pour des raisons réglementaires (1), la densité au démarrage est limitée entre 15,5 et 19 poussins par mètre carré, selon les poulaillers. « C’est pour l’instant dans le bâtiment à une densité de 18 poussins (autorisé à 19 têtes) que j’obtiens la meilleure marge poussin aliment, tout en gagnant en confort de travail car il y a moins d’aération de litière à faire. »

(1) Enquête publique d’autorisation en cours

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