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Dinde : Gaévol veut impulser un nouvel élan

Sanders Bretagne et le groupement Gaévol ont revu à la hausse le contrat en production de dindes. Alors que le marché de la dinde reprend des couleurs, le groupement adresse un message de confiance à ses éleveurs.

<em class="placeholder">jeunes dindonneaux de moins de 4 semaines dans un bâtiment spécialisé en Bretagne</em>
Sanders Bretagne et le groupement Gaévol ont revalorisé le contrat de 15 euros la tonne de leurs éleveurs de dindes et font évoluer les gammes d'aliments.
© P. Le Douarin

Selon le groupement Gaévol, la demande en viande de dindes, après une certaine stabilité, reprend. Le marché tend à être dynamique, et c’est une bonne nouvelle. « Notre partenaire abatteur Celvia dinde investit et nous cherchons des éleveurs », confirme David Gallouedec, administrateur à Gaévol et éleveur de poulets et de dindes dans le Finistère. Les débouchés concernent les femelles âgées de 13 semaines et les mâles de 19 semaines avec « une demande d’alourdissement des carcasses par notre partenaire abatteur », confirme le groupement. « L’aval a rationnalisé ses outils d’abattage pour saturer certains sites comme celui de Celvia à Saint-Jean-Brévelay, dans le Morbihan, autour de 100 000 dindes abattues par semaine. »

Lire aussi : Comment la dinde française peut-elle gagner en compétitivité et en visibilité ?

Afin de conforter ses adhérents sur l’avenir de la production et attirer de nouveaux porteurs de projet, Gaévol vient de revaloriser son contrat de 15 euros par tonne de poids vif et poursuit un travail d’amélioration des performances. 

Un contrat revu à la hausse

« Nous avons travaillé les contrats », confirme Éric Mansuy, responsable de la filière volailles à Sanders Bretagne. C’est fin novembre que la hausse a été actée. Le groupement rappelle aussi l’existence d’une caisse de péréquation abondée par l’ensemble des éleveurs. En effet, l’élevage de dinde avec son cycle long se caractérise par un stock sur pied important avec un risque financier élevé. Enfin, la sécurisation du débouché est également rappelée. « Les lots de dindes sont vendus avant d’être mis en place », confirme le groupement.

Mi-décembre 2025 à Pontivy, dans le Morbihan, des éleveurs de dindes du groupement se sont rassemblés afin d’échanger sur leurs pratiques et évoquer les adaptations techniques pour gagner en rentabilité. « Nous faisons évoluer la nutrition et la manière d’alimenter les dindes. Par exemple, l’ingéré des dindes est optimisé par un passage au granulé le plus rapidement possible », remarque Clément Guerveno. Un nouveau plan d’alimentation a été instauré en décembre 2025, passant de 7 à 6 aliments dans la gamme, permettant de réduire le nombre de transition alimentaire. De plus, les gammes d’aliments s’adaptent. Des essais sur le GMQ des mâles en fin de lot avec Mixscience ont conduit en 2025 à la nouvelle gamme Pulse plus riche en protéine digestible. « On voit une baisse de l’IC de 5 points et un gain de 3 g par jour sur le GMQ des mâles », indique Simon Fontaine de Mixscience.

Améliorer les performances

Pendant la réunion avec les éleveurs, la vétérinaire Lucie Chrétien est intervenue sur le sanitaire, avec notamment des messages de prévention contre la rupture des tendons et l’hydratation. « En plus de l’aliment, nous répondons par une offre nutritionnelle adaptée à l’eau de boisson », indique Éric Mansuy. En prévention, des cures de vitamines sont administrées avant et après la vaccination, pour stimuler le démarrage ou pour régler des problèmes de tenue sur pattes.

Sanders Bretagne et Gaévol entendent redonner un élan à la production de dinde. Entre la hausse de contrat et l’amélioration des performances techniques permise par les évolutions nutritionnelles et par le suivi technique, ils espèrent gagner en performance et en compétitivité. Pour attirer les jeunes investisseurs et renouveler le parc bâtiment vieillissant, le challenge repose aussi sur la rémunération. « Il faudra que l’aval poursuive les hausses de prix de rachat afin que les éleveurs puissent investir dans des bâtiments neufs », conclut David Gallouedec.

 

À savoir

Sanders Bretagne et Gaévol recherchent des éleveurs intéressés par un projet d’installation/diversification en filière dinde.

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