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Du photovoltaïque sur toitures d'hangars agricoles rentabilisé en huit ans

Le Gaec Thireau a investi dans 430 kWc de toitures photovoltaïques dont la production est destinée à la revente et à l’autoconsommation, notamment des deux poulaillers.

Les centrales photovoltaïques du site avicole ont été installées sur les toitures d'hangars agricoles.
Les centrales photovoltaïques du site avicole ont été installées sur les toitures d'hangars agricoles.
© A. Puybasset

À Saint-Cyr-le-Gravelais en Mayenne, le Gaec Thireau vient de concrétiser deux projets photovoltaïques en toiture : l’un de 312 kilowatts crête (kWc) sur le site laitier, installé sur la stabulation, l’autre de 130 kWc sur le site avicole, posés sur trois hangars existants.

« C’est l’augmentation importante de la facture d’électricité début 2022 qui a provoqué le déclic. Déclarés en juin 2022, les travaux ont démarré dès mai 2023 pour une mise en service début août », ont expliqué les quatre associés du Gaec, où a eu lieu en juin la journée Innov’action organisée avec la chambre d’agriculture des Pays de la Loire. « Le contrat d’électricité du site laitier étant en tarif bleu, nous avons opté pour la solution de revente totale auprès d’EDF de l’électricité photovoltaïque. À l’inverse sur l’autre site, en contrat jaune, la production est autoconsommée avec revente du surplus », précise Isabelle Thireau, responsable de l’atelier avicole.

 

 
Isabelle Thireau, associée du Gaec en charge de l’atelier avicole, a présenté le projet photovoltaïque lors de la journée Innov'action.
Isabelle Thireau, associée du Gaec en charge de l’atelier avicole, a présenté le projet photovoltaïque lors de la journée Innov'action. © A. Puybasset

Des besoins d’électricité élevés l’été

L’option de couvrir les deux poulaillers de chair de 1 000 m2 et 1 200 m2, a été vite écartée. Bien entretenus, les bâtiments datent de 1980 et 1990. « L’un est en ossature bois. Pour l’autre, la prime assurance aurait été multipliée par trois », justifie-t-elle. L’énergie photovoltaïque permettra notamment de mieux répondre aux besoins élevés d’électricité pendant la période d’été, liés aux poulaillers en ventilation dynamique ainsi qu’à l’irrigation des 20 hectares de cultures de betteraves rouges (production de colorant). « Cela nous obligeait à ne pas mettre en place de lot de poulets pendant la période la plus critique. »

Un taux d’autoproduction de 45 %

 

 
Des panneaux photovolaïques en toiture d'hangars agricoles rentabilisés en huit ans
Selon les estimations de l’installeur Allosun, la production photovoltaïque devrait fournir 45 % de la consommation du site (23 % d’autoconsommation). Avec un investissement de 130 000 euros (1 000 €/kWc), le retour sur investissement est estimé à 8 années en tenant compte d’un coût de l’électricité du marché de 0,22 euro. « Nous avons bénéficié d’un taux d’emprunt avantageux (1,5 %), juste avant qu’il ne remonte », note l’éleveuse. Le retour sur investissement de la seconde centrale en revente totale est équivalent (estimation à huit ans et demi).

En amont, les éleveurs ont régulièrement investi pour maintenir des poulaillers performants et économes en énergie (ventilateurs progressifs, éclairages leds…). La dernière rénovation importante date de 2018 avec la mise en place du cahier des charges Nature d’éleveur avec leur groupement Huttepain aliment (fenêtres, isolation, brumisation et bardage bois des pignons).

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