Aller au contenu principal

Des bâtiments dinde spécialisés démarrage ou finition

Le démarrage en poussinière à densité supérieure suivi d’un transfert pour l’engraissement intéresse de plus en plus d’éleveurs en dindes. L’itinéraire technique varie en fonction de leur parc de bâtiments.

© A. Puybasset

Mise en avant par le programme Néodinde, comme l’un des leviers pour retrouver de la compétitivité, la spécialisation des bâtiments de dindes par phase d’élevage fait de plus en plus parler d’elle. Les producteurs qui la pratiquent depuis quelques années le font d’abord pour économiser du gaz et mieux exploiter leurs bâtiments : les mieux isolés et équipés servent de poussinière tandis que les bâtiments plus anciens ou moins performants servent à la finition. L’itinéraire technique est propre à chaque élevage, compromis entre le nombre de bâtiments et de sites à disposition et l’organisation du travail. Le plus courant est l’engraissement mixte : après un démarrage en poussinière, femelles et mâles sont transférés dans un même bâtiment à une densité similaire au modèle conventionnel. On distingue un deuxième schéma que nous présentons dans ce dossier : l’engraissement en sexes séparés où seuls les mâles sont déplacés. Selon les sélectionneurs, cette technique appelée Brood and Move, est la plus à même d’améliorer l’expression du potentiel génétique car dès le transfert elle impose des densités moindres pour les dindons. Elle est pratiquée par Yannick Arrivé qui exploite 10 000 m2 en dindes et qui a fait construire des bâtiments d’engraissement à moindre coût. Une troisième configuration consiste à hyperspécialiser les bâtiments de démarrage. C’est le cas de Sylvaine et Christophe Dano, dans le Morbihan, qui ont investi dans une poussinière de 1800 m2.Très isolée et suréquipée, elle élèvera uniquement des dindonneaux jusqu’à 28 jours et approvisionnera six poulaillers d’engraissement mixte. Là aussi, l’intérêt est de davantage utiliser l’outil pour mieux l’amortir. Elle permet d’augmenter la productivité. Par contre, elle intensifie le travail (vides très courts). Cette organisation évoque d’ailleurs la conduite en bande des élevages porcins. À l’avenir, ira-t-on jusqu’à des exploitations spécialisées dans le démarrage, comme cela existe en porc avec les maternités collectives ?

Rationalisation et intensification du travail

Jusqu’à présent, la spécialisation des bâtiments était mise en place pour optimiser l’existant. Désormais, les investissements sont de plus en plus raisonnés autour de ce mode d’élevage. Il permet de réduire le coût moyen des bâtiments à l’échelle de l’exploitation, par rapport au schéma habituel. Réservé aux exploitations qui disposent d’au moins deux bâtiments (engraissement mixte), trois (engraissement sexé) voire quatre (poussinière spécialisée), ce schéma rationalise le travail tout en l’intensifiant.

Du fait de la diversité des pratiques, la comparaison des résultats est difficile comme le montre l’étude Néodinde. La dernière mouture de l’enquête avicole des Chambres d’Agriculture conclut sur des marges identiques au schéma d’élevage classique. Ce mode d’élevage ne doit toutefois pas être mis entre toutes les mains car le démarrage à densité supérieure demande davantage de technicité.

Le développement de l’élevage en bâtiments spécialisés pourrait se raisonner à l’échelle de la filière et des organisations de production et en complément de la conduite d’élevage classique, qui garde ses atouts, notamment celui de la polyvalence et de l’adaptation aux marchés.

Les plus lus

<em class="placeholder">Pour améliorer l’empreinte environnementale, la priorité pour un éleveur consiste à activer les leviers liés à l’alimentation à réduire notamment l’Indice de ...</em>
L’indice de consommation des volailles, un levier technique et environnemental

Réduire l’indice de consommation permet d’améliorer ses performances techniques et son empreinte environnementale. C’est un…

<em class="placeholder">« Je voulais un bâtiment performant », souligne Nicolas Ramond.</em>
« J’ai investi dans un poulailler performant »

Installé en 2022, Nicolas Ramond a investi dans un poulailler neuf de 1700 m² pour la production de poulets et de dindes. La…

<em class="placeholder">Dix-huit poulaillers ont été construits en 2025 et quarante bâtiments le seront en 2026.</em>
Près de 600 bâtiments de poules pondeuses à construire d’ici 2035

La filière œuf veut accélérer la construction de poulaillers, pour atteindre 10 millions de places supplémentaires d’ici…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de la Béharie, Valentin Durand, Pauline Neel et Valentin Neel, entourés d’Alain Salmon (à gauche) et Nicolas Leduc (à droite) des ...</em>
« Nous voulons plus de bien-être dans notre bâtiment de volailles de chair »

Le Gaec de la Béharie dans l’Orne a investi dans un bâtiment Terre-Neuve avec jardin d’hiver afin d’améliorer les conditions d…

<em class="placeholder">Huit parcs ont été divisés en deux parcs de 9 m² pour séparer les mâles et les femelles. </em>
Eclosion à la ferme : l'Anses obtient de meilleures performances en dindes

Une expérimentation de l’Anses montre que les performances de croissance sont plus élevées en éclosion à la ferme pour les…

<em class="placeholder">Si les souches blanches et rustiques sont les plus adaptées pour l’allongement de la durée de vie des poules, des leviers existent aussi pour les poules rousses et brunes.</em>
Lever les freins à l’allongement de la vie des poules

Lancé en 2024 pour quatre ans, le projet Interreg Omelette vise à identifier et lever les freins à l’allongement de la durée…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)