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Défense de l'élevage : l’Anvol appelle les Français à se mobiliser pour les volailles françaises

L’interprofession de la volaille française (Anvol) appelle tous les acteurs de la société française à soutenir le secteur afin de préserver l’autonomie alimentaire de la France qui se dégrade dans la volaille.

Il faut construire des poulaillers pour assurer l'autonomie alimentaire de la France, à condition que les éleveurs puissent le faire sans être injustement contestés
© A. Puybasset

Avec un air de déjà vu d’avant Covid , les chiffres du premier semestre 2021 sur la production et les marchés des volailles de chair ne sont pas très réjouissants pour les professionnels.

Alors que la consommation se maintient globalement et que les achats des ménages progressent de 5,9% par rapport à 2019, la production française devrait se contracter en 2021 (-5% d’abattages au 1er semestre). En revanche, la dynamique d’importations principalement destinées aux débouchés de la restauration hors domicile a repris comme avant la Covid. Sa part de marché est passée à 39 % au premier semestre 2021 (46 % pour le poulet).

Lire aussi : "Communiquer et prendre les devants"

Pour renverser cette tendance préoccupante pour la souveraineté alimentaire de la France, il faut que des éleveurs puissent construire de nouveaux poulaillers, estime l’interprofession. Reconquérir 10 % du marché sur les importations nécessite une croissance annuelle des constructions de bâtiments de 1% (14 000 actuellement).

« Nous sommes dans une situation paradoxale, constatait Jean-Michel Schaeffer le président de l’Anvol le 7 septembre, lors d’une conférence de presse. Les Français disent vouloir consommer plus local et français, mais dans le même temps ils se montrent réticents dès qu’un projet de construction est annoncé dans leur voisinage. »

C’est pour cette raison que l’Anvol a décidé de lancer un appel solennel à toutes les parties prenantes de la société française et demande :

  • Aux citoyens, « d’accepter l’installation de poulaillers dans leur village » ;
  • Aux consommateurs, «de s’informer sur l’origine des volailles » qu’ils achètent ou consomment ;
  • Aux maires, « d’ouvrir le dialogue entre les éleveurs et les habitants » ;
  • Aux élus des collectivités, « de financer indistinctement tous les modes d’élevages, respectueux de la réglementation » ;
  • Aux pouvoirs publics, « d’aider toutes les chaines de production » ;
  • Aux représentants de l’Union européenne, « de promouvoir tous les types de volailles et s’opposer aux accords commerciaux internationaux qui ne respectent pas les mêmes garanties de production que les volailles françaises » ;
  • Aux forces de l’ordre et à la Justice, « de considérer la détresse des éleveurs, victimes de malveillance et d’intimidation » ;
  • Aux médias, « de refléter la réalité des élevages, de donner une image juste et équilibrée » , en considérant tous les points de vue ;
  • Aux enseignants, « d’intéresser leurs élèves aux filières d’élevage et ne pas ouvrir leurs portes aux antispécistes » ;
  • Aux ONG de défense des animaux, « de reconnaitre les progrès des éleveurs et encourager leur bonne volonté. »
  •  

En complément de ce manifeste, l'interprofession lancera d’ici à fin 2021 un outil en direction des éleveurs pour favoriser une «meilleure concertation» avec les riverains.

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