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Anticiper le chantier de lavage de son poulailler

Prestataire de lavage, Olivier Winter, patron de la société Nethram, souligne l’importance de l'organisation pour gagner du temps et réduire la facture au moment des vides sanitaires.

« Lorsque nous réalisons les chantiers de lavage, nous ne manipulons pas le matériel. Une bonne organisation en amont avec l’éleveur facilite le lavage et évite les temps morts. Il n’y a pas d’arrêt et l’éleveur est gagnant », résume Olivier Winter. 

Lire aussi : « Mon robot m’aide à laver seule mes poulaillers »

Depuis trente ans, le patron de l’entreprise Nethram, située en Ille-et-Vilaine, réalise le lavage et la désinfection des bâtiments volailles à travers l’Hexagone. Qu’il s’agisse des équipements ou du chantier de lavage, il attire l’attention des éleveurs sur l’adéquation des installations et la bonne préparation des chantiers et précise cinq points essentiels pour faciliter le chantier de lavage. Le lavage s’avère une étape à bien anticiper pour gagner en temps et en efficacité.

1- Un chantier bien préparé, sans temps mort

Un chantier de lavage bien préparé par l’éleveur réduit le temps de lavage. Retirer l’aliment des assiettes, descendre les chaînes, retirer les parties mobiles (tapis, capot des pondoirs…) optimise le travail. Il faut également proscrire les temps morts. « Quand on lave, il ne faut pas d’arrêt. Une demi-heure d’attente avec deux opérateurs chiffre déjà à 80 euros. »

2- Un rangement par catégorie

Une bonne organisation, méthodique, réduit aussi la facture. « Je dis aux éleveurs lorsqu’ils démontent les poulaillers, notamment les pondoirs et les caillebotis, prenez votre temps. Quand on démonte, il faut penser lavage et remontage. » Or démonter, laver et remonter par catégorie optimise le temps de travail. D’un côté les caillebotis bien empilés, de l’autre les barres bien entreposées en quadrillage et les parties mobiles trempées par catégorie sont source de gain de temps.

3- Du trempage et agent mouillant

Le trempage des petits équipements réduit le temps de lavage des opérateurs. « Je conseille d’acheter un bac de 1 000 litres et d’y tremper les tapis, les capots… des pondoirs. » L’application de produit « mouillant » facilite le nettoyage également. « Chez un client, éleveur de canards, le trempage des caillebotis avec un mouillant lui a fait gagner une demi-journée de lavage sur deux jours habituellement ». Un gain qui peut atteindre plusieurs centaines d’euros entre le temps de lavage mais aussi les frais d’hébergement.

4- Un débit en eau suffisant

La capacité du site à fournir le bon débit en eau est la première chose à vérifier par l’éleveur. « Pour laver un bâtiment avicole, la pression de la pompe ne doit pas dépasser 150 bars, au risque de casser le matériel au-delà. Quant au débit, il faut entre 30 et 40 litres d’eau par minute pour un poulailler », ajoute le professionnel qui conseille au minimum 2 m3 par heure par pompe. « En dessous, la pompe cavite. » C’est-à-dire qu’en l’absence d’un bon débit d’eau, l’air entre dans la pompe, monte en pression et fait vibrer les pièces, au risque de casser le matériel (clapet, piston…). Selon la taille du chantier, plusieurs pompes peuvent être utilisées en même temps, ce qui fait grimper le débit d’eau nécessaire. L’idéal est de prévoir une réserve d’eau. Une citerne souple, par exemple, remplie d’eau avant le lavage sécurise le chantier. « Elle peut même être achetée entre plusieurs éleveurs et circuler d’élevage en élevage à chaque vide sanitaire (en élevage de pondeuses). » Autre point ajouté par le professionnel : « les raccords de branchement doivent toujours avoir de gros diamètres. Attention aux réducteurs de pression ».

5- Une installation électrique de 20 A minimum

Les pompes de lavage nécessitent que les bâtiments soient équipés avec une puissance minimum de 20 A. Cette puissance est généralement présente dans les élevages pour le fonctionnement des équipements des bâtiments volailles. Mais il existe parfois des exceptions. « Lors d’un chantier de lavage, il n’y avait qu’une puissance de 16 A, l’électricien est venu modifier l’installation pendant deux heures », raconte Olivier Winter. L’usage d’une prise de force en cas de puissance électrique trop juste n’est pas conseillé par le professionnel car le courant non régulier risquerait d’endommager son matériel. « Mon fabricant de pompe de lavage refuse. L’usage d’un groupe électrogène serait plus approprié mais il existe aussi un risque de variation de courant. »

Les 5 conseils du professionnel de lavage

1 Risque de mauvaise posture avec une lance trop grande (ne pas relever l’épaule)

2 Ajuster la lance à sa taille avec des lances sur mesure (rotabuse ou jet plat)

3 Privilégier une lance de 40 cm pour laver les pondoirs, les cages…

4 Opter pour une lance coudée de 70-80 cm pour le lavage du sol

5 Travailler avec un baudrier pour y accrocher le flexible (moins d’effort)

 

Du matériel sur mesure

Patron de la société Nethram, Olivier Winter pilote une équipe de onze collaborateurs. Basée en Ille-et-Vilaine et créée en 1993, la société de prestation de lavage et de désinfection est spécialisée en aviculture et intervient sur l’ensemble du territoire. Il est équipé depuis vingt-cinq ans avec du matériel sur mesure West Arc. L’entreprise détient onze pompes de lavage haute pression dont six avec moteur électrique et cinq avec moteur thermique.

Patron de la société Nethram, Olivier Winter

 

 

 

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