Aller au contenu principal

Champagne
Quels moyens pour quelle communication ?

Communication collective ou promotion des marques de champagne : vignerons et négociants ne sont pas sur la même longueur d´onde. Et pour cause !


Le traditionnel rendez-vous champenois que constitue l´assemblée générale de l´AVC (Association viticole champenoise) a été l´occasion d´échanges à fleurets mouchetés entre Yves Bénard, président de l´Union des maisons de champagne et Philippe Feneuil, président du SGV (Syndicat général des vignerons). Pour le premier, le pessimisme en cette fin d´année 2001, l´emporte. Les ventes ont augmenté de 5 % en volume pour atteindre un total de 265 millions de bouteilles mais ce résultat, selon Yves Bénard, est annulé par une diminution des prix moyens de vente. « La tendance n´est pas bonne. » Pour redresser la barre, il faut revoir le niveau d´engagement en communication. « Nous devons regagner des points en notoriété, investir dans les réseaux de distribution et reprendre un esprit de conquête ». Ce qui ne passe pas selon lui par une campagne de publicité collective. « Parce que le champagne n´est pas une marque et que la pub nécessite des budgets de plusieurs millions d´euros ».
La rentabilité de la filière est trop faible. « Nous devons augmenter nos marges c´est à dire soit augmenter les prix de vente, soit baisser le prix de revient ». Reconnaissant qu´il n´est pas possible d´agir sur le premier volet, Yves Bénard propose « un pacte » aux vignerons . « Le négoce achète 200 millions de kilos de raisins. Que le négoce et la production dégagent un franc par kilo et on obtient 400 millions de francs à investir en communication. » Un calcul simple qui n´a pas pour autant convaincu le président des vignerons qui a, lui une vision beaucoup plus optimiste des choses : « tout ne va pas si mal que cela ».
Une campagne de promotion uniquement sur le marché américain
Même s´il partage le souci d´une revalorisation du produit champagne. « L´Union des maisons de champagne accepte le financement d´une campagne de promotion sur la défense de l´AOC mais seulement sur le marché américain et seulement pour deux ans. Ceci pour répondre à la demande de quelques maisons. C´est une vision à court terme dont nous ne voulons pas ». Pour Philippe Feneuil, la promotion collective, ça marche. « Champagne de vigneron (ndlr : marque initiée par le syndicat) est devenue une grande marque. Je suis d´accord pour associer cette grande marque aux autres grandes marques des maisons de champagne et communiquer ». Il n´y a plus qu´à attendre la réponse d´Yves Bénard...

Les plus lus

<em class="placeholder">Thomas Berger-Leslavergne, viticulteur à Troissy, dans la Marne</em>
En Champagne : « J’ai imaginé une fraise de curetage pour lutter contre les maladies du bois de la vigne »
Le vigneron champenois Thomas Berger-Leslavergne a cocréé une fraise de curetage, l’OB 20, plus maniable et précise que les…
<em class="placeholder">Remorque antigel bricolée.</em>
Astuce de vigneron en Gironde : « J’ai confectionné une remorque antigel pour protéger mes vignes »

Frédéric Lahaye, viticulteur à Val de Virvée, en Gironde, a bricolé une remorque antigel. Voici comment il a opéré.

<em class="placeholder">Tracteur Lovol F4100</em>
Lovol - Un tracteur de 112 chevaux à tarif agressif
Le constructeur chinois présente le tracteur spécialisé F4100.
<em class="placeholder">Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire</em>
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »

Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…

<em class="placeholder">Le programme de protection doit tenir compte de la pression black-rot sur les gamays. </em>
Dans le Rhône, « le soufre réinvestit mon programme de traitement de la vigne »

Certifié Terra Vitis, Benoît Bleton essaie de limiter les produits CMR au maximum, tout en conservant une bonne efficacité.…

<em class="placeholder">Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine &amp; Spirits Business.</em>
Inde : « Il faut que la filière viticole française ait bougé d’ici un ou deux ans maximum car tout le monde lorgne sur ce marché »

Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine & Spirits Business, analyse le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole