Aller au contenu principal

ÉLEVAGE
Quatre méthodes de nettoyage des fûts à l’essai

Inter Rhône a testé quatre techniques de nettoyage des fûts. La vapeur d’eau, l’eau chaude et le méchage éliminent bien les Bretts viables et les bactéries lactiques après une semaine. Mais leur impact sur les bactéries résistantes reste à mesurer.

LE MÉCHAGE, tout comme le nettoyage à la vapeur ou à l’eau chaude, ont donné de très bons résultats, éliminant toutes les bretts viables et les bactéries lactiques. Mais Inter-Rhône craint la persistance de bretts sous forme résistante, notamment avec l’emploi de souffre.
LE MÉCHAGE, tout comme le nettoyage à la vapeur ou à l’eau chaude, ont donné de très bons résultats, éliminant toutes les bretts viables et les bactéries lactiques. Mais Inter-Rhône craint la persistance de bretts sous forme résistante, notamment avec l’emploi de souffre.
© L B. Compagnon - Archive

Quels systèmes de nettoyage des barriques permettent une bonne élimination des microorganismes? Quel est le risque de recontamination du vin introduit dans le fût nettoyé ? Pour tenter de répondre à ces questions, Inter-Rhône a lancé en 2009 un programme d’expérimentation.

La première étape consistait à développer une méthode d’analyse microbiologique spécifique du bois. Une fois aboutie, elle a permis de confirmer que les Brettanomyces et bactéries peuvent survivre jusqu’à 1 cm de profondeur dans le bois. Inter Rhône s’est ensuite servi de cette méthode pour vérifier l’efficacité de quatre méthodes de nettoyage des fûts : la canne à eau chaude sous pression, le générateur de vapeur, le méchage à 5 g/hl et le trempage chimique soude puis permanganate.

Une semaine après le nettoyage, Inter- Rhône a quantifié les Brettanomyces et les bactéries lactiques présentes dans les deux premiers centimètres du bois. “ Le méchage, la vapeur et l’eau chaude ont donné de très bons résultats, récapitule Nicolas Richard, en charge des essais chez Inter Rhône. Il ne reste plus rien de détectable. En revanche, les produits chimiques ont moins bien marché, ne réduisant la quantité de micro-organismes que d’un facteur 10. Mais attention, nous n’avons pas pu regarder s’il restait des Brettanomyces sous forme viable non cultivable (VNC), faute de PCR adaptée. De même, le nombre de barriques testées était trop faible pour en tirer une conclusion. ” L’équipe devrait remédier à tout cela durant les deux années à venir, et également tester d’autres méthodes, telles que le nettoyage aux ultrasons, à l’oxygène négatif, ou encore le raclage de la surface intérieure. L’objectif est aussi de trouver les doses ou durées de fonctionnement adéquates pour chaque technique.


Clara de Nadaillac

Les plus lus

<em class="placeholder">Photo de Céline Tissot, vigneronne en Bugey, pose dans ses vignes.</em>
Dans l'Ain : « Les liens en osier pour attacher la vigne ne nous coûtent que du temps »

À Vaux-en-Bugey, dans l’Ain, Céline et Thierry Tissot ramassent leurs osiers, qu’ils utilisent lors du liage de la vigne.…

Cave Arnaud de Villeneuve dans les Pyrénées-Orientales
Pyrénées-Orientales : deux importantes caves coopératives de vinification en redressement judiciaire

À court de trésorerie, la cave Arnaud de Villeneuve et le GICB, qui représentent 20 % des volumes de la coopération…

Plan d’arrachage des vignes 2026 : le guichet sera ouvert au plus tard à partir du 6 février

Annoncé au Sitevi par la ministre de l’Agriculture, le plan d’arrachage doté d’un budget de 130 M€ sera lancé début…

<em class="placeholder">Vigneron devant son ordinateur consultant un logiciel de gestion de parcelles nomme Wine2process. Programme informatique de gestion parcellaire pour la viticulture.</em>
Registre phytosanitaire numérique : comment être en règle au 1er janvier 2027 ?
À partir du 1er janvier 2027, les viticulteurs devront tenir leur registre phytosanitaire sous format numérique. Quelles…
[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une double trémie Sepeba pour semer mes couverts végétaux »

Victor Moreaud, viticulteur à la SCEA Les Joualles de Cormeil-Figeac, à Saint-Émilion, en Gironde, a investi dans une double…

[Vidéo] Rentabilité en Savoie : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une brosse de désherbage multiclean »

Laurent Reynaud, vigneron coopérateur à Ruffieux, en Savoie, a investi dans une brosse multiclean Clemens il y a 3 ans, qui…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole