Aller au contenu principal

En couverture
L’option vins bios

Des gros opérateurs se mettent à faire du bio, l’Etat pousse à la conversion, et l’engouement des consommateurs bien présent… Le bio a le vent en poupe. Reste à faire une démonstration : celle de l’expression du terroir. Car les bios veulent à tout prix rimer avec bon.

La consommation des vins bio est clairement en hausse. Même la Chine s'y intéresse
La consommation des vins bio est clairement en hausse. Même la Chine s'y intéresse
© David Sepeau


Marginaux, les vins bios ? Oui, sans aucun doute si l'on s'en tient à la vérité des chiffres. Selon l'Agence Bio, 1907 vignerons avaient choisi cette voie en 2007, occupant ainsi 22 000 ha soit 2,6 % du vignoble français. Et si l'on affiche les pourcentages de progression, on pourrait se prendre à rêver : + 16 % pour le nombre de viticulteurs par rapport à 2006 et + 20 % de surfaces en plus. Mais pour Castel, la chose est entendue : « Cela fait 20 ans que les vins bios sont une niche et ils devraient le rester ». Pourtant, à y regarder de plus près, l'intérêt des consommateurs pour ce type de vins grandirait.

Selon l'Itab (institut technique de l'agriculture biologique), suite à une étude menée en France, en Allemagne, en Suisse et en Italie en 2006 et 2007, même s'il est difficile de quantifier la consommation de vins biologiques, la tendance est clairement à la hausse. « Et c'est une tendance de fond », affirme Thierry Julien, président de l'AIVB-LR (Association interprofessionnelle des vins biologiques du Languedoc-Roussillon). « Même la Chine s'y intéresse. La France est la dernière à s'y mettre sans doute parce que jusqu'à présent, le consommateur n'était pas demandeur et n'avait pas cette démarche citoyenne qu'a son homologue allemand, par exemple qui pense, certes à sa santé mais qui veille aussi, au travers de ses achats,  à ne pas trop polluer son environnement ». Une tendance de fond, poursuit Louis Delhon, président de la FRAB (Fédération régionale de l'agriculture biologique du Languedoc Roussillon) relayée par les crises alimentaires, des documentaires, des études parfois à fort retentissement médiatique  ou  des émissions radiophoniques. « Le message est en train de passer ».

Les plus lus

<em class="placeholder">Caroline et Clément Lavallée </em>
Vendanges en Bourgogne : au bout du rang de vigne, l’ostéo…

Au nord de la Bourgogne, le domaine Lavallée propose à ses vendangeurs de bénéficier des services d’un ostéopathe en fin de…

<em class="placeholder">Scarabée Popillia japonica</em>
Ravageurs : Popillia japonica identifié dans le Doubs, la Côte-d'Or et sur la Côte d’Azur

La menace que fait planer Popillia japonica sur nos cultures se fait chaque jour plus prégnante. Après les deux individus…

Machines à vendanger : notre best-of 2026

Quelles sont les nouveautés et problématiques qui entourent la récolte mécanique en vigne ? Retrouvez ici notre sélection d…

<em class="placeholder">Bricolage châssis intercep et tondeuse</em>
Astuce de vigneron bordelais : « J’ai réalisé un combiné d’entretien du sol pour environ 2 000 euros »

Frédéric Lahaye, viticulteur girondin, a jumelé des lames interceps et une tondeuse interrang. Voici comment réaliser le même…

Vinifications 2026 : les réponses des experts à 7 questions clés

Azote, acidification, bioprotection... : des œnologues répondent aux questions concrètes rencontrées au chai.

<em class="placeholder">Michel Maupas, œnologue à la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard</em>
Dans le Gard : « Nous sommes satisfaits à 75 % de la bioprotection antibrett »

À la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard, Michel Maupas, œnologue, a utilisé deux levures de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole