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Les sécateurs électriques sans fil se déploient dans les vignes

Les premiers sécateurs sans fil commencent à se faire une place dans les vignes. Leurs utilisateurs plébiscitent le très bon rapport qualité/prix et le confort de travail.

Romain Henrion, consultant viticole, apprécie le rapport qualité/prix des sécateurs sans fil.
Romain Henrion, consultant viticole, apprécie le rapport qualité/prix des sécateurs sans fil.
© R. Henrion

« Il n’y a pas de fil qui pend, pas de sac contenant la batterie à porter, on ne transpire pas du dos. » Christophe Koenig, viticulteur à Wettolsheim, dans le Haut-Rhin, apprécie la grande maniabilité du sécateur sans fil Sam 25 de Mage. Avec son épouse, ils en possèdent un depuis deux saisons. « Ma femme le préfère même à l’Infaco, rapporte-t-il. Elle taille les porte-greffes sur un chariot de taille en mars, avec le soleil dans le dos. Elle préfère ne pas avoir de batterie dorsale en plus. » Cette année, il a lui-même entamé la saison de taille au Mage, et en est satisfait.

Tout comme Geoffrey Lapalus, à Bissy-la-Maconnaise, en Saône-et-Loire, équipé d’un Bahco sans fil. Pour lui, confort de travail et liberté de mouvement sont au rendez-vous ; des qualités appréciables surtout lorsqu’on tire les bois en même temps. Christophe Koenig regrette néanmoins l’absence de double ouverture sur les Mage. « S’ils se mettent un jour à la faire, j’achèterai un second Mage et je laisserai mon Infaco », poursuit-il.

Une autonomie réelle au rendez-vous

Habitué à tailler avec un F3010, ce viticulteur alsacien ne ressent pas de réelle différence de poids. Un constat partagé par Geoffrey Lapalus. « Le sécateur est bien équilibré », analyse Christophe Koenig. Il apprécie en outre la petite taille de la valise et l’autonomie. « Les deux batteries tiennent facilement 10 heures de taille », estime-t-il. Par ailleurs, il juge que le temps de charge totale est inférieur à deux heures pour les deux batteries, ce qui est bien moindre que pour la batterie du F3010.

La lame est suffisamment fine à son goût, voire même trop. « La première année, j’ai taillé 20 pieds et j’ai eu un gros accroc sur la lame, se remémore-t-il. Mais ils me l’ont changée sans problème. » Il arrive à couper des bois jusqu’à 35 mm environ de diamètre, « c’est nickel », note-t-il. Le sécateur chauffe légèrement la main, mais comme l’Infaco. « C’est agréable », poursuit-il. Côté bruit, « c’est à peu près similaire au F3010 », observe-t-il. 

Une révision plus onéreuse que sur un Infaco

Il apprécie en outre la grosse différence de prix par rapport à un sécateur filaire, mais regrette que la révision totale lui coûte plus cher. Il doit débourser 115 euros, contre 90 euros pour l’Infaco.

De son côté, Camille Balacey, des Vignobles Balacey à Viviers, dans l’Yonne, a opté pour des Bahco il y a trois ans. Il en a à présent quatre, pour équiper les tacherons qui viennent tailler ses vignes. À la question de leur satisfaction par rapport à l’outil, il répond qu’ « aucun ne s’est jamais plaint, plutôt le contraire ». De son côté, il en est content même s’il s’en sert peu. « Ici, nous n’avons pas de très gros bois. Les sécateurs sans fil ont moins de puissance que les filaires, mais cela suffit largement sur de la taille Poussard », témoigne-t-il. Il estime que ces sécateurs sont certes plus lourds en main, mais aussi plus maniables, du fait de l’absence de cordon.

Attention par temps humide, brouillard, ou pluie

Tout comme Christophe Koenig, il apprécie le prix moindre qu’avec un filaire, et l’absence de pannes. La progressivité lui convient, tout comme la précision. « Le petit défaut est que le passage à la demi-ouverture est trop long, relève-t-il. J’aurais préféré un bouton. » Un défaut également rapporté par Geoffrey Lapalus. Par ailleurs, lorsque le temps est humide, il arrive que cela empêche le sécateur de fonctionner. « Mais c’est pareil sur les sécateurs à fil, note Camille Balacey. Ce sont des outils qui n’aiment pas la pluie. »

Romain Henrion, consultant viticole en Angleterre, est lui aussi un adepte des sécateurs sans fil. « Nous avons été conquis par le rapport qualité/prix et la facilité de prise en main grâce à l’absence de harnais sac à dos pour transporter la batterie », indique-t-il. Avec son équipe, ils possèdent cinq Zanon ZM25. Il souligne leur bonne maniabilité, leur bonne ergonomie mais aussi leur légèreté. « Je n’ai pas vu de différence de tendinite ou TMS entre un sécateur électrique conventionnel à 1 500 euros et un sécateur électrique sans fil », se réjouit-il.

Il apprécie l’autonomie d’environ 4 heures ; autonomie qui varie en fonction de la température extérieure et de la vigueur de la vigne, mais il souligne qu’il est indispensable de recharger ses batteries après chaque jour de taille. Par ailleurs, « l’alliage de lame semble moins robuste que sur les autres sécateurs, les crans apparaissent plus rapidement, notamment lorsque l’on coupe les sarments de pampres en bas du pied au niveau de la terre, d’où l’importance de bien épamprer durant la saison », conclut-il.

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