Aller au contenu principal

glyphosate
Le Sénat adopte l’amendement sur le crédit d’impôt pour accompagner la sortie du glyphosate

Dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2021, les sénateurs ont adopté samedi 5 décembre l’amendement sur le crédit d’impôt temporaire d’un montant de 2500 €, dont pourront bénéficier ceux qui décident d’arrêter le glyphosate en 2021 et/ou 2022.

© JC. Gutner

Lors de son audition sur la PAC par les parlementaires, le jeudi 26 novembre, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a soutenu que la transition agroécologique de l’agriculture française ne pouvait se faire sans création de valeur. Or, sans certifications, l’arrêt du glyphosate ne crée pas de valeur, au contraire. « En viticulture, la perte moyenne d’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) [due à l’arrêt du glyphosate] est de 7% pour l’exploitation, soit un surcoût moyen de 250€/ha » a indiqué le ministère de l’Agriculture, citant les travaux de l’INRAe sur le sujet.

La même étude réalisée en grandes cultures montre que la sortie du glyphosate " entraîne une perte d’EBE allant jusqu’à 16 % pour des grandes cultures en semis direct soit un surcoût allant jusqu’à 80 € par hectare, soit jusqu’à 7 000€ pour une exploitation de taille moyenne de 87 hectares", a développé le Ministère.

Lire aussi " Pesticides : le mancozèbe bientôt interdit "

Une mesure temporaire

C’est donc pour encourager une « transformation durale et soutenable de notre système de production » que le Sénat a adopté l’amendement « permettant la mise en place d’un crédit d’impôt temporaire d’un montant de 2 500 € pour soutenir les entreprises agricoles qui déclarent en 2021 et/ou 2022 qu’elles n’utilisent plus de produits phytopharmaceutiques contenant la substance active glyphosate », rapporte le Ministère. Ce crédit d’impôt, proposé dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2021, s’ajoute à ceux pour l’agriculture biologique et la Haute Valeur Environnementale (HVE). Ce crédit vise spécifiquement les filières viticulture, arboriculture et grandes cultures. Début octobre, l'Anses, publiait ses nouvelles recommandations d'usage de l'herbicide en vigne, incluant de nouvelles restrictions.

« Au-delà de ce crédit d’impôt, l’État investira 80 millions d’euros supplémentaires pour abonder la prime à la conversion des agroéquipements prévue dans le plan de relance, désormais dotée de 215 millions d’euros », complète le Ministère.

Lire aussi " Pour l'Axema, l'arrêt du glyphosate nécessiterait 5 ans de transition minimum "

 

Sur Brut, Macron évoque une distorsion de concurrence pour expliquer l’échec de la sortie du glyphosate

Dans un entretien accordé au média 100% vidéo Brut le 4 décembre, Emmanuel Macron a évoqué l’échec de la sortie du glyphosate à la date qu'il avait annoncée. En novembre 2017, le chef de l’État avait indiqué que la France cesserait d’utiliser l’herbicide controversé « au plus tard dans trois ans ». « Je n'ai pas changé d'avis sur cet objectif, mais je n'ai pas réussi à l'accomplir », a déclaré le chef de l’État, plaidant un « échec collectif ». Pour expliquer cet échec, Emmanuel Macron a évoqué une « distorsion de concurrence », alors qu’aucun pays européens à l’exception du Luxembourg n’a mis en place une stratégie de sortie. Le chef de l’État avait déjà revu sa feuille de route en janvier 2019, expliquant que l’arrêt du glyphosate « tuerait notre agriculture ». « Quand on veut lutter contre les pesticides, c'est l'Europe le bon niveau », a-t-il argumenté sur Brut.

Les plus lus

<em class="placeholder">porte-outils de Grégory Bro</em>
Astuce de viticulteur héraultais : « J’ai créé un châssis léger polyvalent pour moins de 500 euros »
Premier prix de notre Concours de la meilleure astuce, Grégory Bro, viticulteur à Saint-Bauzille-de-la-Sylve, dans l’Hérault, a…
<em class="placeholder">Émilie Faucheron</em>
Dans l’Hérault : « Nos couverts végétaux ne donnent pas assez de biomasse pour pailler le rang de vigne »

Émilie et Benjamin Faucheron, viticulteurs à Montady, dans l’Hérault, ont l’habitude d’implanter des couverts végétaux dans…

<em class="placeholder">Chai de la cave coopérative de Tutiac. Cuves en inox de 600 hl, goulotte pour décuvage, vis sans fin sous le sol grillagé pour évacuer le marc</em>
Crise : les caves coopératives de vinification au pied du mur

Pour faire face aux réductions de surfaces qui amputent leur rentabilité et au manque de perspectives encourageantes des…

hydrologie régénérative à Cambes, en Bordelais
Vigne en Gironde : « Avec 290 mm de pluie, mon système d’hydrologie régénérative a bien fonctionné »

Avec 37 jours de pluie consécutifs du 14 janvier au 20 février, la France a connu la série la plus longue depuis le…

<em class="placeholder">Benoît Belly, vigneron en bio sur 45 ha au Moulin de Vignolle, à Pleine-Selve, en Gironde</em>
En Gironde : « Je gagne beaucoup de temps en paillant mes rangs de vigne avec la PFA »

Benoît Belly, vigneron sur 45 hectares au Moulin de Vignolle, à Pleine-Selve, en Gironde, paille ses cavaillons avec l’herbe…

<em class="placeholder"> Bertrand Morand – Directeur Filières Coopérative U

&lt; Timothée Zimmerlin – Chef de groupe Liquides Coopérative U

&lt; Olivier Dabadie – Président Plaimont

&lt; ...</em>
Coopérative U choisit la cave coopérative de vinification Plaimont pour lancer son 126e contrat de filière

Le 10 février 2026, sur le salon Wine Paris, Coopérative U et la cave coopérative de Plaimont ont signé un accord de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole