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Le 3AEY, un anti-botrytis à base de terpènes

Le botrytis pourrait bientôt avoir un nouvel ennemi : le 3AEY, un produit de biocontrôle à base de terpènes.
Le botrytis pourrait bientôt avoir un nouvel ennemi : le 3AEY, un produit de biocontrôle à base de terpènes.
© P. Cronenberger

L’entreprise britannique Eden, qui s’appuie sur des travaux de rechercher américains, a développé et déposé un brevet pour un produit de biocontrôle visant à lutter contre le botrytis et identifié sous le code 3AEY.

De quoi se compose le produit 3AEY ?

Il est composé de trois terpènes volatils micro-encapsulés, et donc stabilisés. Le 3AEY pourrait être appliqué jusqu’à trois jours avant récolte en raisin de cuve, et le délai de ré-entrée dans la parcelle pourrait être raccourci par rapport aux anti-botrytis du marché. D’un point de vue pratique, ce produit s’applique comme un fongicide classique, positionné en fin de cycle.

Quel est son mode d’action ?

Selon la société japonaise Sumi Agro, en charge de son développement et de sa commercialisation, ce produit allie deux modes d’action. En premier lieu, les terpènes ont une action cellulaire sur le botrytis : ils perturbent les fonctions des inclusions cytoplasmiques et provoquent la mort du champignon. C’est l’action dite directe du produit.
Le second type d’action est indirect. Les terpènes étant volatils, ils s’évaporent progressivement une fois appliqués, provoquant alors un assèchement de la zone autour des baies, rendant le micro-climat moins favorable au développement du botrytis.

À quel stade de développement en est-on ?

Une demande d’autorisation de mise en marché (AMM) a été déposée et est en cours d’évaluation. L’homologation est attendue dans l’année qui vient. D’ici là, différents instituts techniques à Bordeaux, en Bourgogne et en Champagne vont tester le produit. Par ailleurs, en modifiant l’équilibre entre les différents terpènes, il devrait être possible de lutter contre d’autres pathogènes de la vigne, « et pas uniquement des champignons », souligne Antoine Meyer, président de Sumi Agro France, qui ne souhaite pour le moment pas dévoiler lesquels.

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