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La lutte contre le court-noué continue

Suite aux travaux d’Alain Bouquet, obtenteur du premier porte-greffe résistant aux nématodes, l’Inra poursuit cette voie et en explore une autre : les plantes nématicides.

La luzerne fait partie des plantes efficaces pour tuer les nématodes entre deux plantations.
La luzerne fait partie des plantes efficaces pour tuer les nématodes entre deux plantations.
© Coop de France Déshydratation

“ Nous avons peu de certitudes quant à la lutte contre le court-noué, mais s’il en est une, c’est qu’aucune méthode prise séparément ne sera assez efficace ”, annonce Nathalie Ollat, de l’Inra de Bordeaux. La piste des porte-greffes résistants, avec en tête de file le Nemadex Alain Bouquet, continue d’être explorée, mais elle n’est plus la seule. “ Nous travaillons à l’obtention de demi-frères du Nemadex, en croisant un de ses parents avec des Vitis sauvages, pour pallier ses faiblesses (faible tolérance au calcaire actif, à la sécheresse, incompatibilité de greffage avec certains cépages…) et pour proposer une plus grande diversité aux pépinéristes ”, explique-t-elle. La famille devrait s’agrandir d’ici cinq ans.


Diminuer le temps de repos entre deux plantations


L’autre voie explorée, plus récente, est celle des plantes nématicides. L’objectif est de diminuer le temps de repos, impossible à tenir pour la majorité des vignerons, mais nécessaire entre deux plantations. La plupart des plantes identifiées par l’Enita de Bordeaux sont des légumineuses (vesce, sainfoin, luzerne…). “ Les effets sont spectaculaires : en quatre mois, on a pu diviser par trois la population de nématodes ”, indique Olivier Lemaire, de l’Inra Colmar. “ Mais il ne faut pas oublier que 2-3 nématodes/kg de terre sont suffisants pour recontaminer une zone assez rapidement, et qu’ils peuvent survivre quatre ans sans nourriture. ” La combinaison des techniques est donc nécessaire pour obtenir une efficacité à long terme. C’est l’objet d’un vaste programme de tests en plein champ (15 sites répartis sur tout le territoire) géré par Marion Claverie de l’IFV. Les premières conclusions ne sortiront pas avant quelques années…

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