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Ils le font en Suisse
La gibbérelline contre la pourriture

Sur pinot noir, l’Agroscope de Changins a confirmé l’intérêt de l’acide gibbérellique pour maîtriser le botrytis. Des essais sur gamay sont également menés et donnent des résultats probants.
Sur pinot noir, l’Agroscope de Changins a confirmé l’intérêt de l’acide gibbérellique pour maîtriser le botrytis. Des essais sur gamay sont également menés et donnent des résultats probants.
© P. Cronenberger

« Aujourd'hui, la demande des consommateurs suisses est d'avoir des vins dépourvus de résidus de pesticides. Or, d'après nos enquêtes, les produits phytosanitaires que l'on retrouve le plus souvent sont les anti-botrytis » indique Olivier Viret, chercheur à la station de recherche Agroscope de Changins. C'est une des raisons qui l'a poussé à étudier de près l'acide gibbérellique, une hormone végétale. Appliquée à la floraison, elle permet un éclaircissage des grappes ainsi que leur élongation, ce qui diminue la sensibilité aux deux pourritures. « Des grappes plus lâches laissent mieux pénétrer les fongicides, ce qui protège mieux les rafles contre les pathogènes tels que le mildiou ou l'oïdium » précise Olivier Viret.

Un produit naturel

L'Agroscope de Changins vient de confirmer l'intérêt de cette molécule dans la lutte contre le botrytis et la pourriture acétique sur pinot noir. Quelque soit la dose d'acide gibbérellique appliquée, l'infection par le botrytis a été réduite de manière identique ou supérieure à l'application de deux botrytis spécifiques. L'emploi de cette molécule a également permis de réduire significativement l'incidence de la pourriture acide. « Au vu de ces résultats, nous sommes favorables à l'homologation de cette molécule en Suisse. Elle possède d'autres avantages : il s'agit d'un produit naturel, utilisé à très faible dose ce qui limite le risque de contamination. Elle supprime l'étape de vendange en vert qui est coûteuse » explique Olivier Viret. Ce dernier voudrait limiter l'utilisation de l'acide gibbérellique au cépage. « Certains sont en effet beaucoup plus sensibles que d'autres à l'effet de cette molécule. Avec le chasselas, par exemple, on risque un égrappage complet » poursuit-il. Il faut aussi savoir que le dosage est spécifique à chaque cépage et qu'il faut le respecter à la lettre car sinon le risque de sous ou de surdosage guette...

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