Filière viticole : la validation finale du Paquet vin de la Commission européenne prévue pour février
La filière viticole attend de pied ferme la ratification puis la mise en œuvre des mesures contenues dans le Paquet vin, afin de retrouver un souffle.
La filière viticole attend de pied ferme la ratification puis la mise en œuvre des mesures contenues dans le Paquet vin, afin de retrouver un souffle.
À l’heure où nous écrivons, le Paquet vin européen semble en bonne voie. Après un trilogue conclusif début décembre 2025, le Conseil européen l’a validé le 17 décembre 2025, et la commission agriculture devrait en faire de même demain, 12 janvier 2026. Pour une ratification définitive en plénière en février.
Très attendu par la filière, ce véhicule législatif contient des points clés pour favoriser la résilience de la filière. « L’objectif est de maintenir un secteur viticole européen dynamique, a ainsi expliqué le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, lors de l’assemblée générale de la Cnaoc. Mais comme il est très varié, il n’y a pas une seule et même solution pour tous. Il faut avoir une approche régionale. » Dans les faits, le Paquet vin se veut une boîte à outils flexible et a pour but de soutenir « vite » le secteur viticole, avant la réforme de la PAC.
Vers une possibilité de règles sur les rendements et prix
Il contient diverses mesures, l’une d’elles consistant à adapter les autorisations de plantation, pour diminuer la surproduction en laissant plus de temps pour la replantation. Une autre vise à donner de nouveaux outils pour limiter les plantations dans certaines zones à risque de surplus. Il instaure également la possibilité de règles sur les rendements et les prix. Et prévoit un soutien spécifique à l’œnotourisme, « moteur important ».
En ce qui concerne la gestion de crise plus spécifiquement, les États membres disposeront de nouveaux outils pour la distillation, l’arrachage, les vendanges en vert. Ces mesures pourront être décidées au niveau national ou régional. Une procédure rapide d’accord s’en suivra, avec un financement national.
Des équipements financés pour lutter contre le changement climatique
Le Paquet vin prend également en compte le changement climatique et financera jusqu’à 80 % des coûts liés à des équipements de lutte contre le changement climatique. Les responsables de la filière se sont tous montrés satisfaits de ce texte, à l’image de la Confédération des vins IGP de France qui « accueille avec satisfaction l’adoption rapide du Paquet vin, incluant des outils de régulation longtemps attendus » et « renforce les mesures de régulation tout en préservant l’intégrité du système des indications géographiques protégées ». Espérons qu’il puisse rapidement être mis en place afin de soulager notre filière exsangue.