Aller au contenu principal

En Seine-et-Marne : « Les drones effaroucheurs détectent parfaitement le gibier de nuit dans mes parcelles »

L’agriculteur Frédéric Brunot s’est équipé d’un drone effaroucheur. Il lui permet de détecter la présence du gibier la nuit, et de le faire fuir en actionnant le haut-parleur intégré. Il couple cela avec des tirs d’affût.

<em class="placeholder">Drone effaroucheur</em>
Les drones effaroucheurs d'Agri-Structures détectent le gibier de nuit et ses haut-parleurs le mettent en fuite.
© Agri-Structures

« Je me suis équipé d’un drone effaroucheur de chez Agri-Structures il y a environ trois ans. À la base, c’était plutôt pour faire fuir les corbeaux de mes maïs semés. Mais il y a une caméra thermique dessus donc je l’utilise aussi de nuit contre les sangliers, voire contre les chevreuils. Je me place sur un chemin entre deux parcelles vers 22 h 30 plusieurs soirs de suite, et je survole la zone de jachère qui longe la forêt. On repère très vite le gibier et on distingue s’il s’agit de sangliers ou de chevreuils. On peut alors actionner le haut-parleur pour les faire fuir. Je n’ai pas de voisins à cet endroit, mais le son n’est pas très fort.

 

 

 
<em class="placeholder">Frédéric Brunot, agriculteur sur 900 hectares à Nangis, en Seine-et-Marne</em>
L’agriculteur Frédéric Brunot s’est équipé d’un drone effaroucheur. Il lui permet de détecter la présence du gibier la nuit et de le faire fuir. © F. Brunot

On télécharge les sons que l’on souhaite sur internet. Il peut s’agir d’aboiements de chiens, de cris de rapaces, etc. C’est efficace. L’inconvénient de la méthode est qu’elle est non destructive, donc le gibier revient assez vite, à moins d’y aller tous les jours. Ce qui n’est pas toujours simple lorsque les parcelles sont éloignées de plusieurs kilomètres. J’allie ces vols de drone à des tirs d’affût. Cela réduit beaucoup les problèmes.

Le drone est pratique et simple à utiliser. Son autonomie est bonne, d’environ 20-25 minutes. Et comme il y a trois batteries vendues d’office avec, cela permet de tenir une bonne heure. C’est néanmoins un peu court à grande vitesse et lorsqu’on active le haut-parleur, qui demande de l’énergie.

Le drone est plutôt bien fait. Sa caméra est très bonne, la qualité est incroyable. Il est compact et tient dans une mallette, ce qui le rend facilement transportable. Il est vite monté et est muni d’un retour automatique à la station dès que la batterie est vide. En cas de problème, le dernier point GPS enregistré s’affiche sur la télécommande et on voit si on s’en rapproche ou pas. On retrouve donc facilement l’appareil. J’ai eu un souci avec, mais c’était de ma faute, je l’ai fait tomber dans les bois et il s’est abîmé. Autrement, je n’ai eu aucun problème en trois ans et n’ai aucun entretien à réaliser dessus.

Il existe des versions automatiques : le drone part de sa base, effectue les recherches de gibiers sur le parcellaire renseigné par cartographie et rentre à sa base où il se recharge via un panneau photovoltaïque. Mais c’est un budget.

J’ai payé ce modèle environ 5 000 euros. C’est cher pour ce qu’on en fait réellement, c’est une charge supplémentaire sur l’exploitation, qui ne résout pas le problème à long terme puisqu’on ne fait que chasser les ravageurs chez les voisins, qui en font ensuite de même, et le cycle recommence. Mais on peut également l’employer pour d’autres taches comme surveiller les fuites sur les toitures. On trouve plein d’usages pour ces engins ! »

Agri-Structures commercialise des drones effaroucheurs au prix de base de 4 890 euros HT. L’appareil plié mesure 260,6 x 113,7 x 138,4 mm et pèse environ 1,4 kg.

Découvrez d'autres témoignages de lutte contre les sangliers :

Dans l’Hérault : « J’ai attrapé 16 sangliers en un an grâce au piégeage de mes parcelles »

En Seine-et-Marne : « Les drones effaroucheurs détectent parfaitement le gibier de nuit dans mes parcelles »

Dans le Vaucluse : « Les effaroucheurs à ultrasons marchent très bien contre les sangliers »

Les plus lus

<em class="placeholder">Sylvain Vatel du Domaine du Fossile devant un tracteur Kubota M5072</em>
En Indre-et-Loire : « J'ai opté pour un tracteur vigneron opérationnel neuf mais à tarif contenu »

Le Domaine du Fossile a fait le choix d’un tracteur simple et économique neuf plutôt qu’un tracteur d’occasion récent.

Carences de la vigne : quelles sont les principales et comment les déceler ?

Bien que les carences soient fort bien documentées et depuis longtemps, elles sont régulièrement sources de déboires pour les…

<em class="placeholder">parcelle en hydrologie régénérative en vallée du Rhône</em>
En Drôme-Ardèche, dix-sept projets d’hydrologie régénérative avec zéro reste à charge pour les agriculteurs

Pour s’adapter au changement climatique, deux communautés de communes du nord de la vallée du Rhône ont lancé un projet…

<em class="placeholder">Tracteur enjambeur New Holland TE6 au salon Sitevi 2025 </em>
New Holland – Un nouveau séquençage de bout de rangs sur les enjambeurs TE6
New Holland fait évoluer le séquençage de bout de rang sur ses enjambeurs.
<em class="placeholder">Daniel Mondon, vigneron retraité</em>
Dans la Loire : « Je n’ai jamais fait de traitements sur les vignes d'hybrides anciens »

Dans l’ombre des Resdur, les hybrides de premières générations ont encore leurs partisans. Ils ont aujourd’hui leurs salons,…

<em class="placeholder">Disques déchausseurs interceps animés hydrauliquement Orizzonti </em>
Les disques déchausseurs animés, alternatives à la décavaillonneuse
Plus connus chez nos voisins transalpins, les disques déchausseurs animés travaillent à des vitesses élevées.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole