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gaz à effet de serre et fertilisation
Bien choisir ses fertilisants pour limiter ses GES

Le CIVC (Comité interprofessionnel du vin de Champagne) a testé différentes formes de fertilisants sous l’angle de l’émission par ces fertilisants de GES (gaz à effet de serre). Et de ce point de vue, l’amendement organique est à privilégier.

Les amendements organiques sont à privilégier, indique le CIVC, si l’on veut réduire les émissions de N2O, gaz à fort pouvoir de réchauffement, par les sols
Les amendements organiques sont à privilégier, indique le CIVC, si l’on veut réduire les émissions de N2O, gaz à fort pouvoir de réchauffement, par les sols
© Christian Gloria
Fidéle à ses objectifs d’excellence en matière environnnementale, le CIVC (Comité interprofessionnel du vin de Champagne) n’hésite pas à traquer la plus petite source d’émission de GES. « Les émissions de GES par les sols agricoles et viticoles, et notamment du N2O, gaz qui présente un pouvoir de rechauffement 300 fois supérieur à celui du CO2, représentent environ 1 à 2% des émissions totales de GES de « l’entreprise » Champagne. C’est peu effectivement au regard d’autres postes. Mais c’est la politique des petits pas. Toute contribution à la réduction des GES, même faible, est susceptible de participer favorablement à l’effort global », indique Arnaud Descôtes, responsable du service environnement au CIVC. Ce dernier a donc évalué la contribution de différentes formes de fertilisants aux émissions de N2O par les sols. Deux amendements organiques, deux engrais organiques, deux engrais organo-minéraux et un engrais minéral ont été comparés. Le CIVC s’intéressant essentiellement à leur part azotée puisque c’est elle qui entre en jeu dans les phénomènes d’émission de N2O. Dans les conditions du test, les quantités de fertilisants apportées correspondent à un apport théorique de 50 kg/ha. Les résultats sont sans appel : les amendements organiques ont à privilégier. Ils réduisent les émissions de N2O par 6 par comparaison avec les engrais organiques et organo-minéraux et par 4 par comparaison avec les engrais minéraux. Ils entraînent également des émissions de CO2 de 3 à 5 fois inférieures à celles des engrais comportant une fraction organique. Les fertilisants organo-minéraux et les engrais organiques, quant à eux, provoquent des émissions de N2O supérieures à celles des engrais minéraux. Le CIVC conseille ainsi de baser la fertilisation sur l’entretien du taux de matière organique du sol afin de nourrir la terre qui à son tour, nourrira la vigne. Une formule qui permet d’améliorer la fertilité physique, chimique et biologique du sol tout en réduisant les risques pour l’environnement.
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