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[Astuce] « J’ai confectionné une éolienne pour mon exploitation »

Denis Marchand est agriculteur à Avançon, dans les Hautes-Alpes, et fabrique ses propres éoliennes pour son exploitation. Voici comment il procède.

 

1 Commencer par découper des morceaux de tôle de 1,20 mètre de haut et 1,10 mètre de large. Denis Marchand prend de la tôle en acier inox plane de 0,10 mm d’épaisseur. « J’ai essayé avec des plaques en fibre carbone, plus légères, mais elles n’ont pas tenu », relate l’agriculteur. Cintrer, ou faire cintrer, ces tôles à l’aide d’une rouleuse, de façon à obtenir une sorte de U légèrement vrillé (un quart de tour par section). « Cette forme n’est pas essentielle mais fait qu’il y a toujours une surface où le vent peut appuyer, et permet un meilleur écoulement de l’air », précise Denis Marchand. Il utilise deux plaques (face à face) pour une petite éolienne et quatre (comme sur la photo) pour une plus grosse.

 

 
Les pales en acier sont reliées au mât par des pièces métalliques en S et des fers plats à mi-hauteur.
Les pales en acier sont reliées au mât par des pièces métalliques en S et des fers plats à mi-hauteur. © D. Marchand
2 Pour éviter que la tôle ne se déchire, installer sur les côtés des profilés métalliques de type rail, que l’on peut boulonner, riveter ou sertir. Les pales ainsi formées sont fixées sur un mât par des pièces métalliques en forme de S en haut et en bas (voir photo), et des fers plats à mi-hauteur. Pour le mât, qui sert également d’axe vertical, un tube acier de diamètre 9 cm fait l’affaire.

 

 

 
Un alternateur plat de bonne grandeur (3 000 W) peut s'intégrer directement sur l'axe vertical.
Un alternateur plat de bonne grandeur (3 000 W) peut s'intégrer directement sur l'axe vertical. © D. Marchand
3 Pour la partie basse il existe deux solutions. La plus facile est de relier directement l’axe vertical à un gros alternateur plat à flux axial (il y a déjà les roulements et l’emplacement pour les boulonner sur une platine) et de faire reposer le tout sur un trépied en tube rectangle. « Avec un alternateur de 3 000 W, qui fait 80 kg, ça ne bouge pas, assure Denis Marchand, mais cela coûte cher, j’ai payé le mien environ 3 000 euros. » Avec des alternateurs plus petits, on doit multiplier la vitesse et donc passer par une courroie. Le mieux est alors d’installer un pignon sur l’axe vertical et de positionner l’alternateur à côté, sur un châssis qui tient l’ensemble.

 

 
Cette éolienne repose sur un support, un cadre métallique au milieu duquel est intégré l'alternateur.
Cette éolienne repose sur un support, un cadre métallique au milieu duquel est intégré l'alternateur. © D. Marchand

4 L’alternateur est relié à un contrôleur de charge (sorte d’onduleur), à acheter, puis à des batteries intermédiaires. Denis Marchand s’en sert notamment pour répondre à ses besoins d’éclairage. L’agriculteur précise que le choix de l’implantation de ces éoliennes est stratégique. « Près d’un bâtiment, vous obtenez toute la surface du mur comme déflecteur, ce qui permet de capter et guider le flux d’air », informe-t-il. On peut même imaginer de la fixer au mur grâce à deux paliers en haut et en bas de l’axe vertical, pour s’affranchir du support. Ces éoliennes font entre 1,5 et 3 m de haut, mais il est possible d'empiler les pales à volonté pour gagner en puissance.

Coût selon la puissance. Compter 4 000 euros pour un modèle moyen

Temps deux bonnes journées

Difficulté moyenne

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