Astuce de vigneron : « J’ai imaginé un préparateur de bouillie phyto et son rince-bidon pour moins de 1 500 euros »
À partir d’un ancien tank à lait, Laurent Rousseau, vigneron à Abzac en Gironde, s’est confectionné une station qui permet de préparer les bouillies phytosanitaires et de rincer les bidons.
À partir d’un ancien tank à lait, Laurent Rousseau, vigneron à Abzac en Gironde, s’est confectionné une station qui permet de préparer les bouillies phytosanitaires et de rincer les bidons.
1 Laurent Rousseau a acheté un tank à lait de réforme de 2 100 litres (un peu plus de 500 euros). Avec l’aide de son ouvrier mécanicien, il a déposé le groupe de froid et détourné la pompe de lavage intégrée du tank afin de l’utiliser pour l’aspiration de l’eau de rinçage des bidons. La vanne de sortie en point bas du tank a quant à elle été reliée à une ancienne pompe vinicole fixée à l’extérieur, à l’aide de vieux tuyaux de cave en 40. En sortie de pompe un tuyau sur perche permet de remplir le pulvérisateur ou bien de revenir vers le tank à lait pour maximiser le brassage. « L’hélice à l’intérieur n’est pas toujours suffisante quand on emploie des poudres », constate le vigneron.
2 À côté du tank à lait, Laurent Rousseau a installé un petit établi de récupération. Son ouvrier y a confectionné un bac en inox en pliant et soudant des plaques. Un plan de travail lui aussi en inox, réalisé à l’aide d’un bac de fond de filtre à plaque, complète l’établi.
3 Pour créer le rince-bidon, Laurent Rousseau a recyclé un ancien rince-barrique de la cave, qui est installé dans le bac en inox sur l’établi. Le rince-barrique est relié à l’eau courante et le tuyau d’arrivée est équipé d’une électrovanne.
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Pour finir, il a fait installer par son ouvrier un boîtier de commandes électrique, comprenant un disjoncteur on/off et un contacteur. Ce dernier actionne l’électrovanne d’arrivée d’eau et un relais temporisé qui déclenche la pompe d’aspiration du tank 10 secondes plus tard (le temps que le bac se remplisse, pour ne pas tourner à vide).
5 Laurent Rousseau prépare lui-même les bouillies, ainsi ses tractoristes n’ont plus qu’à venir remplir le pulvérisateur en actionnant simplement la pompe. Cela évite qu’ils soient en contact direct avec les produits phytosanitaires, tout comme les risques d’erreur de dilution.
Coût 1 500 euros maximum en comptant la main-d’œuvre
Temps 2 jours
Difficulté nécessite des bases d’électromécanique