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5 millions d'euros débloqués pour les cotisations sociales des viticulteurs

Après avoir reçu une délégation de la filière ce jeudi 6 novembre, la ministre de l’Agriculture débloque 5 millions d’euros pour la prise en charge des cotisations sociales en 2025 et prolonge le guichet sécheresse jusqu’en 2026. Des réponses sur la distillation et l’arrachage sont attendues d’ici la fin du mois.

<em class="placeholder">réunion filière vin ministre de l&#039;agriculture Annie Genevard 6 novembre 2025</em>
© Raphaël Fattier

À l’issue d’une rencontre de près de trois heures avec la filière vin, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé le déblocage d’une enveloppe de 5 millions d’euros pour la prise en charge des cotisations sociales des viticulteurs au titre de 2025.

Elle a également donné son accord pour la prorogation du guichet des aides sécheresse jusqu’à fin 2026, avec une mobilisation de 10 millions d’euros inscrits à ce programme d’adaptation au changement climatique.

Face aux demandes des professionnels, Annie Genevard s’est aussi engagée à réactiver le dispositif de consolidation bancaire au 1er janvier 2026, avec une révision des critères pour le rendre réellement accessible aux exploitations les plus fragilisées. La nouvelle version du dispositif sera étendue aux coopératives.

Une réponse sur l’arrachage d’ici la fin du mois de novembre

Alors que le moral est au plus bas et que des signaux de détresse proviennent du terrain, les responsables professionnels de la filière vin attendent désormais des décisions fortes de la ministre de l’Agriculture. Notamment au sujet du programme d’arrachage à hauteur de 200 M€ qu’ils demandent, sur les fonds nationaux et européens, en complément de la distillation des surstocks.

​​​​​​L’enquête de FranceAgriMer a révélé que 34 428 ha font l’objet d’un souhait d’arrachage. 80 % de ces surfaces concernent des arrachages partiels. La ministre s’est engagée à revenir vers les professionnels du secteur après des négociations avec le commissaire européen d’ici la fin du mois de novembre.

 

<em class="placeholder">Tas de souches de vigne issues de l&#039;arrachage d&#039;une parcelle dans le Bordelais, du fait de la crise viticole. Ceps de vigne arrachés.
</em>

Près de 35 000 ha font l'objet d'un souhait d'arrachage selon l'enquête de FranceAgriMer.

© C. de Nadaillac

Quant au plan de filière, Annie Genevard a invité les professionnels à se mobiliser lors des conférences de la souveraineté qu’elle lancera prochainement, « pour dessiner un chemin de sortie de crise sur la base du travail stratégique qu’ils ont mené collectivement », indique le communiqué du ministère de l’agriculture.

 

34 428 hectares concernés par des intentions d'arrachage 

FranceAgriMer a communiqué les résultats de son enquête sur les intentions d’arrachage  :

Nombre de répondants : 12 314 (questionnaires complets) - 14 000 au total :

  • 4 511 souhaitent arracher
  • 1 709 avec conditions (niveau et évolution de la prime, parcours personnels, arrachage temporaire, …)
  • 4 883 ne veulent pas arracher
  • 2 816 ne savent pas
  • 20% d’arrachage total et 80% arrachage partiel.

Nombre d’hectares totaux : 34 428 ha. 

Dans le détail : 

  • Languedoc : 11 821 ha
  • Nouvelle-Aquitaine (hors Charentes) : 8 384 ha
  • Charentes : 963 ha
  • Provence/Vallée du Rhône : 5 701 ha
  • Sud-Ouest : 3 958 ha
  • Val de Loire : 1 213 ha
  • Alsace/Bourgogne/Beaujolais : 413 ha

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