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Univol : le lourd sexé porte ses fruits

Tous les indicateurs d’activité d’Univol sur l’exercice 2025 sont au vert pour les 105 éleveurs du groupement finistérien, qui totalise 260 000 mètres carrés de poulaillers et 55 000 tonnes de vif.

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En poulet sexé, la marge au mètre carré par lot a progressé de 13,57 à 15,35 euros entre 2024 et le premier trimestre 2026.
© A. Puybasset

L’orientation stratégique vers le poulet lourd sexé (85 % des volumes aujourd’hui) porte ses fruits, ont expliqué les responsables du groupement, en assemblée générale à Carhaix-Plouguer, fin mars. En cinq exercices (2021-2025) en schéma de production « poulet », le poids moyen sorti par mètre carré par lot a bondi de 46,99 à 50,73 kilos et l’indice de consommation (100 % des éleveurs) a été abaissé de 1,73 à 1,67. En poulet sexé, la marge au mètre carré par lot a progressé de 13,57 à 15,35 euros entre 2024 et le premier trimestre 2026, et celle à la tonne de 261,15 à 280,71 euros sur la même période. Dans le haut du spectre (le référentiel Néo pour une trentaine d’éleveurs à ce jour), ces marges ont atteint, début 2026, 17,82 euros du mètre carré (15,24 euros en 2024) et 360,36 euros la tonne (323,10 euros en 2024). Cette progression résulte de la combinaison de plusieurs facteurs. Nutréa a réalisé un investissement important sur la partie aliment qui a permis « de booster les formulations pour abaisser l’indice », explique Pascale Madec, directrice de Nutréa Volaille dont Univol fait partie.

Lire aussi : Univol accélère dans le poulet lourd

4 millions d’euros investis en élevage depuis 2024

Les contrats ont été revalorisés en moyenne de 20 euros du mètre carré par an. Et le groupement a versé une prime « marché » de 1 euro par mètre carré en décembre. « Ces décisions étaient nécessaires car jusque-là, les prix n’étaient pas forcément rémunérateurs », souligne Benoît Cornec, président du groupement et éleveur à Locmaria-Berrien, dans le Finistère. Dans ce contexte de marché, les adhérents d’Univol ont amplifié leurs investissements de mise à niveau de leurs outils de production, avec le soutien renforcé du groupement. Au total, entre le 1er janvier 2024 et le 31 mars 2026, les dossiers subventionnés ont porté sur 2 millions d’investissements, à 55 % pour la pose de fenêtres et l’optimisation de la ventilation sur 46 000 mètres carrés (près de 18 % des surfaces totales). Il y a eu six dossiers en 2024, dix en 2025 et treize uniquement sur le premier trimestre 2026. D’autres dossiers devraient donc émerger dans les prochains mois. « Quand on ajoute les projets non subventionnés (isolation, pipettes, etc.), on ne fait plus que doubler les investissements », précise Pascale Madec.

Lire aussi : Comment la dinde française peut-elle gagner en compétitivité et en visibilité ?

Ne pas oublier la dinde

Les éleveurs s’adaptent ainsi aux exigences du marché (fenêtres, performances bâtiment, bien-être animal, réduction des antibiotiques, etc.) pour satisfaire différentes demandes, par exemple celles de McDo auprès du premier partenaire industriel d’Univol, Galliance (72 % de ses débouchés). Ils s’inscrivent clairement dans la stratégie d’Univol de viser 100 % de poulet sexé sur le second semestre 2026.

<em class="placeholder">Univol veut également augmenter la production de dindes (15 à 20 % des volumes d’Univol) qui est « inférieure de 20 à 30 % de ce que le marché peut nous acheter », ...</em>
Benoît Cornec, président d'Univol. 
© F. Jourdain

Reste à convaincre les éleveurs non équipés en systèmes de brumisation (22 bâtiments en poulets, 16 en dindes) à investir pour réduire la mortalité liée aux coups de chaleur. Le groupement rappelle que la caisse dédiée a déboursé l’an passé 67 000 euros pour accompagner 21 sinistres. Univol veut également augmenter la production de dindes (15 à 20 % des volumes d’Univol) qui est « inférieure de 20 à 30 % de ce que le marché peut nous acheter », ajoute Benoît Cornec. Univol propose aux éleveurs qui hésitent à investir dans la pose de fenêtres d’alterner poulets et dindes dans leurs bâtiments.

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