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Un diagnostic biodiversité pour la filière

Le Cniel prépare le déploiement de Biotex, outil d'évaluation de la biodiversité. Et un nouvel indicateur de biodiversité.

© A. Conte

Après l'empreinte carbone et le bien-être animal, le Cniel avance sur la biodiversité. Le 13 octobre dernier, l'Institut de l'élevage a présenté Biotex, un outil d'évaluation de la biodiversité. Il prend environ deux heures sur l'exploitation. «Nous ne faisons pas de comptages d'espèces présentes sur l'exploitation. Nous utilisons vingt sept indicateurs indirects. Sont recensés les habitats ou infrastructures agro-écologiques : les cultures, prairies, haies, arbres, mares, talus, murets. Et les pratiques : durée des prairies, épandage des effluents, travail simplifié du sol...», indique Vincent Manneville, de l'Institut de l'élevage.

Les systèmes d'élevage français ont des atouts à faire valoir. Diagnostiquer la biodiversité actuelle permettra de le faire savoir, comme en France-Comté où environ 180 diagnostics Biotex ont été réalisés. L'outil permettra d'engager des actions favorables à la biodiversité et intéressantes pour l'éleveur. Ce travail permettra à la filière laitière de promouvoir les modèles d'élevage et les produits laitiers.

Évaluer les habitats et les pratiques

Le Cniel intègre la biodiversité dans sa démarche RSE (responsabilité sociétale) "France Terre de Lait", avec le volet sur l'amélioration du bilan carbone. La biodiversité est abordée dans les diagnostics Cap2ER, à travers les habitats, haies et prairies notamment. «Les Cap2ER sont plus qu'un simple bilan carbone. Ils évaluent aussi la capacité nourricière de l'atelier lait, l'impact sur la qualité de l'eau et sur la biodiversité», rappelle Thierry Geslain. Avec Biotex, l'évaluation de la biodiversité prend un nouveau tour.

L'interprofession laitière et l'Institut de l'élevage attendent un accord pour un projet européen Life pour la biodiversité. «Ce projet serait une grande aide pour déployer Biotex, en élevage, mais aussi plus largement sur les territoires ruraux, en partenariat avec des collectivités locales. Et également en Europe», indique Thierry Geslain. Le Cniel travaille aussi avec des ONG dans l'idée de co-construire un indicateur synthétique de la biodiversité, qui puisse intégrer "France Terre de Lait".

 

Lire aussi : Mesurer la biodiversité : un enjeu pour l'élevage

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