Aller au contenu principal

Temps de travail en élevage de porc : testez-vous !

Suis-je efficace ? Si j’agrandis mon élevage, pour quel volume horaire dois-je recruter ? Sept petites questions vous aident à faire le point sur le temps de travail.

 © D. Poilvet
© D. Poilvet

1- Pour une truie et sa suite, le temps de travail annuel s’élève à 18 heures.

⃞ Vrai

⃞ Faux

2- Comment les écarts entre élevages s’expliquent-ils ?

⃞ Par l’état des bâtiments (âge, cohérence, automatisation)

⃞ Par la taille de l’élevage

⃞ Par l’état d’esprit de l’exploitant

⃞ Par le niveau de spécialisation de l’exploitation

3- Petit élevage = gros temps de travail

⃞ Vrai

⃞ Faux

4- Si j’agrandis mon élevage de 100 truies naisseur engraisseur, je dois recruter un salarié à temps plein.

⃞ Vrai

⃞ Faux

5- Le naissage représente la moitié du temps de travail.

⃞ Vrai

⃞ Faux

6- Les éleveurs qui ont le plus faible temps de travail par truie et par an sont les plus épanouis.

⃞ Vrai

⃞ Faux

7- Pour le temps passé en bâtiments, ce sont les tâches quotidiennes qui prennent le plus de temps.

⃞ Vrai

⃞ Faux

Réponses :

1- VRAI, mais c’est une moyenne. Les temps mesurés en élevage en 2014 allaient de 12 heures par truie et par an à 35 heures par truie et par an.
2- Toutes les réponses sont vraies. En moyenne, le temps de travail par truie diminue lorsque la taille de l’élevage augmente. Les exploitations les plus efficaces ont généralement des bâtiments plus automatisés et plus cohérents, ce qui évite des pertes de temps. Enfin, les exploitants à la tête des exploitations les plus efficaces se présentent souvent comme « entrepreneurs », et la part des cultures dans l’exploitation est plus faible.
3- FAUX. En moyenne, les petits élevages ont un temps de travail plus élevé. Mais cela traduit surtout une grande diversité. Ainsi, dans l’enquête de 2014, on trouvait des élevages de moins de 250 truies à 12 heures par truie et par an, et d’autres à 35 heures par truie et par an. Les élevages de grande taille ont un temps de travail inférieur ou égal à la moyenne. Parmi les élevages de moins de 200 truies, les situations sont plus variées.
 
Temps de travail selon la taille de l'atelier porc © Chambre d'agriculture de ...
4- VRAI, à peu près. Ce ratio est à adapter à l’état du bâtiment. On peut compter qu’un salarié peut gérer environ 120 truies dans un élevage moderne, automatisé. Si les bâtiments sont vieux, peu cohérents et qu’il reste de l’alimentation manuelle, il faut compter moins : environ 70 truies naisseur engraisseur pour un salarié à 35 heures.
5-VRAI. Dans un élevage porcin naisseur engraisseur, le temps se répartit entre : une moitié sur le naissage (9 h/truie/an), un tiers sur l’engraissement (6 h/truie/an), et un sixième (3 h/truie/an) sur les autres tâches (administratif, réunions, etc.).
6- FAUX, ce n’est pas lié. Le temps de travail par truie et par an (« efficacité ») n’est pas le seul indicateur pertinent ; il faut aussi regarder la charge de travail de chacun. Pour cela, il est intéressant de regarder le temps de travail pour chacune des semaines de la conduite. Au-delà de 50 heures par semaine, sur l’atelier porc, il est difficile de garder du temps pour les imprévus (pannes, absences, etc.) et pour le repos.
7-VRAI. Pour le naissage comme pour l’engraissement, les tâches quotidiennes (surveillance, alimentation, raclage, etc.) représentent environ la moitié du temps.
 
Répartition du travail naissage © Chambre d'agriculture de ...
Les données de cet article sont issues de l’enquête temps de travail 2014, réalisée avec le soutien du Compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural

 

 
Répartition du travail post-sevrage engraissement © Chambre d'agriculture de ...

 

Les plus lus

<em class="placeholder">Julien Follanfant  a optimisé l’augmentation de la prolificité de ses truies Libra Star grâce à un taux de perte qui s’est maintenu à un niveau exceptionnellement ...</em>
SCEA Lecornué : "Sur 100 porcelets qui naissent dans ma maternité, 90 vont à l’abattoir"

À la SCEA Lecornué, le taux de perte sur nés vivants se maintient autour de 7 % depuis cinq ans. Dans le même temps, la…

<em class="placeholder">Elodie entourée de </em>
« J’ai transformé une partie de l’élevage lapin en atelier d’essai porcin »

Installée sur l’élevage familial cunicole, Élodie Guillotel vient de créer un atelier de post-sevrage et d’engraissement en…

<em class="placeholder">Elevage porcin / engraissement / porcs Label rouge / caillebotis</em>
La marge brute des élevages porcins bretons décroche fin 2025

Après les bons résultats des dernières années, la rentabilité des élevages bretons s’est renversée au second semestre 2025, d'…

<em class="placeholder">Élodie Durand, salariés de la SCEA de La Landette depuis deux ans, a pu compter sur son chef d&#039;élevage, Cédric Merlet, pour apprendre le métier et l&#039;intégrer dans ...</em>
« Mon métier de salariée en élevage porcin est devenu ma passion »

Non issue du milieu agricole, Élodie Durand s’épanouit dans son travail au naissage associatif de La Landette. Son chef d…

<em class="placeholder">Porcins / bâtiment d&#039;engraissement équipé d&#039;une ventilation centralisée par une 
gaine béton sous le couloir central</em>
Atouts et défis du modèle porcin français

Si l’élevage porcin français diverge des autres pays dans le monde par ses spécificités, le modèle français présente des…

<em class="placeholder">Les responsables de la coopérative Cirhyo se sont rendus au Marché du porc français (MPF), marquant le début de leur collaboration.</em>
Cirhyo fait son entrée au Marché du porc français à Plérin 

La coopérative Cirhyo participe désormais à la formation du prix du porc.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)