Aller au contenu principal

Semences de ferme : les trieurs à façon du Staff intègrent Semae avec leurs conditions

L’interprofession de la semence Semae (ex Gnis) ouvre ses portes aux acteurs de la semence de ferme. Au travers du Staff, les trieurs à façon ont répondu favorablement à l’invitation tout en posant leurs conditions.

Les entreprises du Staff trient et traitent 60 % des semences de ferme. © Staff
Les entreprises du Staff trient et traitent 60 % des semences de ferme.
© Staff

« Nous avons donné notre accord le 1er juin pour intégrer la nouvelle section « Diversité des semences » créée au sein de Semae (ex Gnis). Nous attendons de cette neuvième section qu’elle soit ouverte d’esprit et de libre expression pour tous les modes de production. Cela témoigne en tous les cas d’une forme de reconnaissance de la semence de ferme. » Président du Syndicat des trieurs à façon de France (STAFF), Sylvain Ducroquet affiche quelques objectifs pour cette section.

« Ce doit être l’occasion de créer un observatoire des semences françaises non partisan, à partir des statistiques de Semae croisées avec celles des trieurs à façon, des Cuma, des firmes… » Le Staff met en avant une utilisation de 63 % de semences de fermes en céréales en 2020-2021 contre 37 % de semences certifiées sur la base de données provenant de firmes alors que Semae affiche un taux de semences certifiées supérieur à 50 %.

Semae montre une forte expérience en matière de formations. Le Staff en attend l’organisation avec la neuvième section sur son métier, « comme mettre en place une formation de conducteur de station de semences mobiles dans l’utilisation des équipements et sur la qualité de traitement au même titre que Semae forme les salariés de stations de semences fixes, » imagine Sylvain Ducroquet.

Amener un changement d’angle de vue sur la semence

La neuvième section aura un budget affecté pour fonctionner en solo, alloué par Semae. Une cotisation sera demandée aux membres. « Nous en espérons un montant symbolique, prévient le président du Staff. Ce sera aux membres de la section d’écrire son mode de fonctionnement. Cette section doit amener à un changement d’angle de vue sur la semence. Jusqu’à présent, le Gnis communiquait sur les semences certifiées avec des éléments de comparaison manquant d’objectivité avec les semences de ferme. Demain, on peut imaginer Semae communiquer sur les bienfaits de la semence de ferme. La neuvième section peut servir à financer ce type de communication. »

Le Staff souhaite intégrer la section « Céréales à paille et protéagineux » de Semae. C’est au sein de cette section que se négocient notamment les modalités de taxation sur les semences de ferme pour alimenter la Contribution recherche et innovation variétale (CRIV). « Il serait illogique que les semences de ferme ne soient pas représentées au sein de cette section. Cela équivaudrait à ghettoïser la semence de ferme dans Semae, souligne Sylvain Ducroquet.

Mais la question de la cotisation est cruciale. Nous souhaiterions que son montant soit symbolique pour pouvoir entrer dans cette section. Le montant versé à cette section est calculé sur le quintal de semences. Je n’imagine pas demander aux agriculteurs un versement en plus au quintal pour financer notre entrée dans la section. » Les différents acteurs de la semence française doivent se retrouver à la rentrée, au moins pour rendre opérationnelle la nouvelle section « Diversité des semences ».

CHIFFRES CLÉS

Plus de 2 millions de quintaux de semences

44 adhérents au sein du Staff (2019) cumulant plus de 100 stations mobiles de tri et de préparation de traitement de semences.

60 % du tri des semences de ferme par les entreprises du Staff (10 à 20 % par les Cuma, 10-20 % par les négoces et coopératives, reste agriculteurs).

35-40 €/q de coût pour la semence de ferme contre 55 à 70 €/q en semence certifiée (situation Hauts de France).

Le cap des 5000 tonnes de semences en moyenne par entreprise du Staff a été passé, soit plus de 2 millions de quintaux au total.

Les plus lus

<em class="placeholder">Élodie Thirouin, agricultrice à Ychoux (40)&quot;Un pH trop acide peut avoir un impact important sur nos cultures (légumes surtout) et donc, on ne peut pas se permettre de ...</em>
Chaulage : « Je dépense 62 €/ha d'apport de dolomie tous les deux ans par parcelle sur des sols sableux des Landes où le pH peut baisser rapidement »

Éloïse Thirouin est à la tête d'une exploitation de 400 hectares à Ychoux (Landes). Ses terres sableuses à tendance acide l'…

Moissonneuse batteuse en action dans une parcelle de blé tendre. Allier. 2024
Moisson 2026 : une qualité rassurante en blé tendre mais des rendements en retrait et localement catastrophiques

Au 16 juillet, la récolte française de blé tendre est achevée ou en passe de l’être dans la plupart des régions. Les…

<em class="placeholder">Déchaumage après récolte d&#039;une parcelle d&#039;orge.  </em>
Semis de colza 2026 : attendre la pluie sans compromettre l’implantation

Difficile d’envisager des semis de colza dans les conditions pédo-climatiques actuelles. Selon les types de sol un déchaumage…

<em class="placeholder">Prestataire de service avec une moissonneuse batteuse de marque CLAAS vidant sa trémie dans la remorque d&#039;un tracteur durant la moisson des blés. Récolte des céréales. ...</em>
Prix du blé : accompagner la tendance à la hausse en commençant à vendre sa récolte

Après des mois sans grandes variations, les prix du blé décollent depuis le démarrage de la nouvelle campagne début juillet.…

<em class="placeholder">Guillaume Debreuve, agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube),&quot;Dans le méthaniseur, le seigle se dégrade plus difficilement qu&#039;une orge, provoquant un épaississement du ...</em>
Méthanisation : « J’utilise depuis deux ans l’orge d’hiver dans l’Aube, plus souple à récolter et moins délicate à gérer que le seigle »

Agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube), Guillaume Debreuve alimente un méthaniseur avec une autre exploitation agricole en…

<em class="placeholder">Fleur de liseron. Mauvaise herbe nuisible aux cultures. Adventice dans plantes cultivées.</em>
Liseron des haies, liseron des champs : des adventices vivaces qui font plier les cultures en s'accrochant aux tiges

On peut rencontrer deux espèces de liseron dans les champs, mais le liseron des haies est la plus préjudiciable aux cultures d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures