Aller au contenu principal

Comment prévenir les boiteries du poulet liées à Enterococcus cecorum

La manifestation des boiteries à E. cecorum étant multifactorielle, il faut agir à plusieurs niveaux pour prévenir leur apparition et limiter leur fréquence.

© P. Le Douarin

Pour prévenir les boiteries générées par la bactérie enterococcus, il faut appliquer en premier lieu les mesures d’hygiène générale (traitement de l’eau, nettoyage-désinfection), notamment pour éviter une récidive au lot suivant.

Des vétérinaires préconisent aussi de soutenir la bonne flore digestive des volailles avec des probiotiques seuls ou en couplage avec des acides organiques, de contrôler le niveau de coccidies et de travailler sur le renforcement immunitaire, notamment vis-à-vis de la maladie de Gumboro.

L’autre axe de prévention passe par le management qui améliore la constitution et la résistance du squelette des poulets. Avoir une litière de qualité et une bonne ambiance (température et gaz carbonique). « Pas plus de 29-30 °C pour la litière et 33 °C pour l’air ambiant, conseille Sophie Lagadec Pelle, vétérinaire, pour le démarrage des poulets à croissance rapide. Ensuite, on réduit de 1 °C par jour, tout en conservant 55 % d’hygrométrie relative. »

Tempérer la croissance juvénile

Il est important de bien régler le matériel d’abreuvement pour éviter les tensions mécaniques, et de ménager des temps de repos avec le programme lumineux démarré tôt (effet positif de la mélatonine et la calcitonine sécrétées la nuit).

L’apport de vitamine D3 améliore la densité osseuse et le contrôle temporaire de la prise de poids rééquilibre le rapport muscles/squelette. Sophie Lagadec-Pelle constate que « les lots de poulets ayant un poids élevé à 20 jours ne sont pas forcément les plus lourds à 35 jours ; et les éleveurs obtenant de fortes croissances ont davantage recours à des traitements antibiotiques pour gérer les entérocoques. » En mâle de souche Ross 308, elle préconise un poids de 240-280 grammes à 10 jours et de 840 grammes à 20 jours, quand le fournisseur français de cette génétique avance 290-300 grammes à 10 jours et 920-950 grammes à 21 jours.

 

Les plus lus

<em class="placeholder">bâtiment poule pondeuse Cocorette</em>
« Nous recherchons de nouveaux producteurs de poules pondeuses dans les Hauts-de-France » annonce le directeur de Cocorette

La filière œuf de Noriap, Cocorette, recherche de nouveaux producteurs de poules pondeuses dans les Hauts-de-France. Les…

<em class="placeholder">« Le passage du code 3 au code 2 répondait à la demande de notre principal client et aux attentes sociétales », souligne Olivier Traineau.</em>
« Une rénovation à 25 euros par poule pondeuse pour passer du code 3 au code 2 »

Éleveurs de poules pondeuses en Maine-et-Loire et fournisseurs d’ovoproduits, Olivier et Marine Traineau ont transformé leurs…

<em class="placeholder">Guénaël Le Sourd, directeur d’Huttepain Bretagne, et Philippe Cotillard, responsable de l’activité œufs, entourent Samuel Beunel, aviculteur à Plumelec (56), et sa ...</em>
Production d’œufs : « Grâce à mon deuxième poulailler plein air, je me projette dans l’avenir »

Après avoir appris le métier avec un poulailler de 20 000 poules plein air, Samuel Beunel, installé à Plumelec, dans le…

<em class="placeholder">Le portage en vers intestinaux, les helminthes, a été largement sous-estimé pour les productions de pondeuses et de chair, plein air et biologique.</em>
Une stratégie gagnante contre les vers intestinaux des volailles

La prévention, la surveillance et un traitement raisonné du parasitisme restent les meilleures armes pour protéger la santé et…

<em class="placeholder">Antoine Lijour : « En reconstruisant un poulailler de 1 800 m2, la condition était de ne pas avoir à consacrer davantage de temps qu&#039;avec l&#039;ancien. » </em>
« Pour mon bâtiment de poulet export de 1 800 m2, j’ai raisonné mes choix en fonction du temps de travail »

Après l’incendie de son poulailler statique de 1 200 m2 en poulet export, Antoine Lijour a reconstruit un…

<em class="placeholder">Hilaire Bousseau parvient à limiter ses pertes en canetons à 0,4% en moyenne.</em>
« Je sécurise le démarrage de mes canetons »

Pour Hilaire Bousseau, éleveur en Maine-et-Loire, le démarrage des canards est un moment clé pour la réussite du lot. Tout est…

Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)