Quelles sont les meilleures pratiques des éleveurs de poulettes pour favoriser l’allongement de la ponte ?
Provimi a audité 32 éleveurs de poulettes et recensé les bonnes pratiques des 48 premières heures pour obtenir des poulettes robustes à 5 semaines, capables de pondre plus longtemps.
Provimi a audité 32 éleveurs de poulettes et recensé les bonnes pratiques des 48 premières heures pour obtenir des poulettes robustes à 5 semaines, capables de pondre plus longtemps.
« Il y a une très bonne corrélation entre le poids à 5 semaines de la poulette et les performances de ponte à 72 semaines et plus », rappellent François Tilly et Maxime Lucas de Provimi lors d’une journée dédiée à la persistance de ponte. À cet âge, le squelette et le filet de la future pondeuse se construisent. Partant de ce constat, Provimi a réalisé un audit auprès de 32 élevages au démarrage, 48 heures après la mise en place, puis à 5 semaines. Quatre parties ont été auditées : le bâtiment, l’eau de boisson, l’aliment et l’animal. Il en ressort onze recommandations techniques allant de l’hygrométrie, aux types de pipettes en passant par l’alimentation.
Une ambiance optimale au démarrage
La prise de poids est moins élevée dans les élevages à une hygrométrie inférieure à 40 % et à une intensité lumineuse inférieure à 30 lux. « Il faut tabler entre 50 % et 60 % d’hygrométrie le lendemain de la mise en place. La lumière favorise la découverte du milieu, la consommation d’aliments, la prise d’eau », remarquent les intervenants. Pour l’humidité, il est conseillé d’utiliser la brume ou d’arroser le sol et de disposer d’une sonde étalonnée. Le temps de préchauffage a aussi un impact important. « Plus le temps de préchauffage est inférieur à 48 heures, plus la mortalité est grande. Ce n’est pas surprenant, mais cela permet d’en prendre conscience. » À l’inverse, il ne faut pas chauffer au-delà de 35 °C, car « cela dégrade l’homogénéité du lot. »
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Une eau de qualité, renouvelée
L’audit montre une meilleure prise de poids et une meilleure homogénéité des lots de poulettes à 5 semaines quand les éleveurs sont équipés de pipettes multidirectionnelles. La pratique qui consiste à tester tous les pointeaux des pipettes au démarrage, génère une meilleure prise de poids. « Est-ce le fait d’appuyer sur les pointeaux, ou est-ce le temps passé par l’éleveur auprès des poulettes ? En tout cas, cela sort statistiquement », remarquent les experts. Autre critère important : la température de l’eau. La mortalité diminue et le poids augmente lorsque la température est inférieure à 30 °C. D’où l’importance des purges. À noter, une moindre mortalité sur les eaux de réseau par rapport aux eaux de forage.
De petites quantités d'aliments régulièrement
Il est montré que le test des jabots est pertinent car il existe une corrélation entre la mortalité à 5 semaines et le pourcentage de jabots plein. La mortalité diminue quand le chiffre atteint plus de 90 % des jabots pleins (le test des jabots étant pertinent). « On limite la mortalité quand il est rajouté de l’aliment sur papier, cela ressort significativement. » Autre élément : la quantité d’aliments sur papier avant la mise en place. S’il y a plus de 50 g par poussin sur le papier avant la mise en place, les prises de poids sont moins bonnes. « Mettre une grande quantité d’aliments le premier jour, ce n’est pas recommandé. Il vaut mieux donner des petites quantités régulièrement jusqu’à 5-6 jours. Cela stimule la consommation et évite que l’aliment chauffe. »
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Le temps de présence de l'éleveur impacte la croissance
L’audit montre l’importance de la cicatrisation des ombilics sur la prise de poids. « Le lendemain de la mise en place, la température du support sur lequel sont les poussins est corrélée à la cicatrisation des ombilics : plus la température est élevée, mieux, ils cicatrisent. » Le suivi de l’éleveur (ou le temps passé) – à savoir peser, compter, observer pattes et jabots… – est un point important pour obtenir de meilleures croissances.
« Un vide de chaîne quotidien améliore le taux de ponte »
« Un vide de chaîne quotidien améliore le taux de ponte », rapporte Jennifer Roux-Hardy. Une seconde enquête réalisée après le transfert des poulettes en bâtiment ponte a concerné 60 volières, soit 1,6 million de pondeuses en phase de transition. Parmi les consignes, le vide de chaîne habitue la jeune poule pondeuse à vider complètement l’assiette. Il est recommandé de le faire dès les premiers jours et les premières semaines après le transfert, placé en fin de matinée ou début d’après-midi. Sans vide de chaîne, la partie fine de l’aliment riche en protéines et minéraux s’accumule et les poules finissent par bouder l’aliment, préférant picorer les grosses particules naturellement. « Il faut après le transfert des poulettes, poursuivre ce travail à l’arrivée en bâtiment pondeuses. Il ne faut pas les mettre à une alimentation à volonté. Tant que la ponte n’a pas débuté, leurs besoins alimentaires ne sont pas si élevés », insiste Maxime Lucas. Autre préconisation : le double repas réalisé 30 minutes à une heure après le vide de chaîne. « Le double repas permet d’homogénéiser le lot de jeunes poules », indique Jennifer Roux-Hardy. En effet, les poules dominantes mangent en premier, plutôt des grosses particules. Le second repas distribué 30 minutes à une heure après apporte un repas homogène aux poules dominées qui « se rapprocheront finalement du poids moyen d’œuf ».