Que propose la Fnab pour mieux adapter l’agriculture biologique au dérèglement climatique ?
Face au dérèglement climatique qui impacte lourdement les productions agricoles, la Fnab demande une meilleure prise en compte de l’agriculture biologique.
Face au dérèglement climatique qui impacte lourdement les productions agricoles, la Fnab demande une meilleure prise en compte de l’agriculture biologique.
Les différents épisodes de canicule et la sécheresse impactent toute la production agricole et les fermes biologiques vont elles aussi être touchées, en subissant de lourdes pertes. « Pourtant, ces fermes sont à la fois mal prises en compte dans les mécanismes d’indemnisation mais aussi dans les dispositifs d'adaptation, alors même qu’elles constituent une solution à la transition du système agricole et à son atténuation », regrette la Fnab dans un communiqué publié le 30 juillet.
« Des voix s’élèvent pour demander des plans de soutien exceptionnels »
S’il est encore trop tôt pour faire un bilan définitif des pertes subies par chaque filière, la situation est déjà très alarmante : de jeunes arbres sont desséchés, certaines fleurs avortent spontanément, la grêle a ravagé des vignobles, la ponte des œufs diminue… « De plus, cette période engendre des surcoûts en termes d’horaires de travail et pertes matérielles », déplore la Fnab, qui rapporte que « des voix s’élèvent pour demander des plans de soutien exceptionnels ». Selon elle, en étant plus diversifiées, en moyenne de plus petite taille, et tournées vers les circuits courts, les fermes bio ne correspondent généralement pas aux critères des dispositifs d’indemnisation.
« On l’a constaté par le passé : quand les plans sont construits en pensant aux agriculteurs conventionnels, il y a souvent un critère qui exclut la majorité des producteurs bio. C’est ce qu’on a vécu en 2022 sur les aides de crise pour la filière porcine, à cause de la taille des cheptels », explique Olivier Chaloche, co-président de la Fnab.
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Pour mieux accompagner les fermes biologiques, la Fnab formule différentes propositions
La Fnab ajoute que pour les mêmes raisons, les fermes bio ont moins accès aux dispositifs d’adaptation climatique, que ce soit dans l’acquisition de matériel ou la capacité à souscrire une assurance. « Même si les fermes biologiques sont plus résilientes, les impacts croissants du réchauffement nécessiteront tout de même de s’adapter », affirme-t-elle . Pour mieux accompagner les fermes biologiques, la Fnab propose :
• d’ajuster les dispositifs d’investissement comme les PCAE (Plan de Compétitivité et d'Adaptation des Exploitations agricoles), en abaissant les montants planchers et en élargissant les équipements éligibles ;
• de recenser les rendements bio, actuellement absents des bases de données assurantielles ;
• d’associer les agriculteur·rices biologiques aux comités sécheresse, pour les intégrer aux décisions de gestion de la ressource en eau, dont les restrictions d’irrigation.
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