Quatre leviers à actionner en volailles Label rouge dans le Sud-Ouest
En amont de la période estivale, l’organisation de producteurs (OP) volailles d’Euralis rappelle à ses éleveurs (1) les points de vigilance pour lutter contre la chaleur.
En amont de la période estivale, l’organisation de producteurs (OP) volailles d’Euralis rappelle à ses éleveurs (1) les points de vigilance pour lutter contre la chaleur.
110 jours par an de risque sévère de stress thermique sont estimés en 2070-2099 (THI : indicateur de stress thermique).
Lors des assemblées générales en janvier 2026, la thématique a été abordée auprès des 130 éleveurs de l’OP. « Avant l’été, nous rappelons les actions à réaliser. Aujourd’hui, la probabilité est forte de subir une vague de chaleur », remarque Sandra Fontaine, responsable de production Volailles chez Euralis. Les conseils d’élevage pour l’essentiel en bâtiments de 400 m² reposent sur des principes de « bon sens ». Voici quatre actions conseillées :
Créer des courants d’air
Dans les bâtiments de 400 m², il est conseillé d’installer deux turbines de 40 000 m3/h pour créer de la vitesse d’air avec un maximum d’ouverture. « Il faut ouvrir les trappes mais aussi les portails et placer du grillage devant les ouvertures. » La brumisation n’est pas mise en avant, le système étant jugé trop complexe dans des départements où l’humidité de l’air peut être élevée.
Planter des arbres
Si le cahier des charges Label rouge impose la présence minimum d’arbres dans le parcours, la plantation d’arbustes et d’arbres de haut jet supplémentaires est vivement conseillé pour « créer des zones d’ombre qui protègent de la chaleur et des prédateurs ».
Habituer le poussin à la chaleur
En amont de la période de chaleur, il est préconisé de « monter la chaleur de 1 à 2 °C au moment du démarrage » pour acclimater les animaux. « Un poussin habitué à la chaleur aura des réactions différentes. »
Donner un aliment concentré
Lorsqu’il fait chaud, le poulet réalise de petits repas, moins nombreux, tôt le matin ou le soir, aux heures les moins chaudes. Un aliment concentré sous forme de granulés optimisera la prise alimentaire. Quant à l’eau de boisson, il faut purger souvent les lignes de pipettes pour garder une eau fraîche. « On ajoute des éléments appétents dans l’eau de boisson pour que les animaux boivent », indique Sandra Fontaine.
Une perte de 350 euros par bâtiment de 400 m²
Après 2022, les Landes et le Gers ont connu un été long et chaud en 2025 avec des conséquences. « 15 000 volailles Label rouge sont mortes à cause de la chaleur. Cela correspond à quatre bâtiments de 400 m², c’est toujours trop. Pour l’éleveur, l’impact est très important. D’autant que les assurances n’assurent plus la mortalité lors des coups de chaleur », alerte Sandra Fontaine.
La chaleur affecte également les performances techniques des lots de poulets Label rouge fermiers abattus entre juillet et octobre. « La perte de poids atteint -100 g à -150 g à 81 jours, l’indice de consommation se dégrade et la performance économique sur la période recule de - 0,08 euro par tête en moyenne, soit une perte de 350 euros pour un bâtiment de 400m² sur le lot d’été », détaille Sandra Fontaine. Pour le groupement qui compte 130 éleveurs et une moyenne de deux bâtiments de 400 m² par élevage, cela induit une perte de 91 000 euros.